‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 170 sur 460 · CAMPAGNE DE MORE E · texte numérisé non relu

CAMPAGNE DE MORE E

dont il prend toujours la défense, sa raideur et ses attaques contre les forts. C’était, nous dit Laveran, une nature austère, un peu sauvage que ce paysan lorrain, issu d’une race de soldats; on l’eût volontiers comparé à quelque hospitalier des premiers jours du christianisme

Gama est un très beau modèle de chirurgien d’armée. Son nom doit rester, à jamais, attaché à l’histoire des revendications légitimes de notre corps et à la défense d’intérêts qui se confondent avec ceux des } malades et des blessés. Si, en historien impartial, nous devons recon- 1 naître qu’il a parfois dépassé, dans la défense, la juste mesure, il faudrait, avant de lui en faire un reproche, relire dans ses belles pages et dans celles de ses collègues de l’armée sous quelles formes se manifestaient les attaques! Gama, comme Percy avec lequel il fut en rapport de service à l’armée d’Espagne, a toujours sacrifié ses propres intérêts à la cause si élevée qu’il défendait. Son Esquisse historique du service de santé militaire , j. dans lequel il rappelle ses luttes, est un de ces livres, peut-être trop oublié de la génération actuelle des médecins militaires, dans lequel il retrace d’une façon saisissante au prix de quelles difficultés, de quelles tribulations, de quelle énergie soutenue, a été fondée l’organisation actuelle du service :t de santé. En 18-48, il saisit l’occasion, qui semblait favorable, de reprendre 'Ses revendications, il rédigea Y Écho du Val-de-Grâce (1848-1849) et, grâce à -ses efforts et à ceux de Bégin, la médecine militaire obtint un instant son autonomie.

Gama a fondé l’histoire de la médecine militaire en France.

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