‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 193 sur 460 · Voir J. Rociiaiu), o. c., p · texte numérisé non relu

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PREMIÈRES CAMPAGNES D’AFRIQUE. 233

Dufouart, qu’on incise la paroi abdominale et qu’on aille à la recherche de la plaie viscérale, mais au lieu d’assujettir cette dernière à la paroi, comme j son devancier l’avait prescrit, il conseille de la réunir par la suture. Gela l’ail, I il enlève soigneusement les matières épanchées et lave les intestins. 11 suit ;[ cette pratique, avec succès, sur un blessé atteint d’une perforation intcsj tinale par balle. Chez un autre, il alla plus loin : il lit l’excision d’une anse intestinale de huit pouces ("20 centimètres environ), perforée en deux endroits, et fixa les deux extrémités sectionnées par une suture de Lembert.

tir Son blessé ne succomba que le troisième jour et l’autopsie lui fit voir dans i Lie flanc une troisième perforation au niveau du cæcum avec un épanchej ment des fécès déjà circonscrit par un travail d’adhérences. Le péritoine i dans cette région était rouge et très enflammé. C’était là évidemment, dit-il, la cause de la mort.

• / « Si la perforation de l'estomac est considérable, dit Baudcns, si elle a eu lieu pendant qu’il était distendu par les aliments, et que ceux-ci se soient épanchés dans I Lie péritoine, je ne vois pas pourquoi on n’agrandirait pas la plaie des parois il, abdominales pour retirer les matières épanchées, pour laver même l’intestin et II, appliquer des points de suture sur la solution de continuité de ce viscère puisque || a présence de ces corps étrangers doit faire naître une péritonite suraiguë toujours

H -apidement mortelle Comme dans les premiers moments (il parle ici des plaies

>1 ntestinales) le blessé ne présente ordinairement rien de fort alarmant, on est || lisposé à croire que la balle a glissé à la surface des intestins sans les entamer, H >u bien qu’elle a subi des déviations et des réflexions telles que ces viscères n’onL » nas été touchés. Ou panse la plaie simplement, on abandonne à la nature l’honneur [I le la guérison des déchirures viscérales, s’il en existe, et on se contente de sur- ■ veiller la phlegmasie traumatique. Mais la mort survient bientôt; à l’autopsie, on js oit qu’une ou plusieurs anses d’intestin ont été traversées de part en part; que les matières se sont épanchées, qu’une inflammation intense a envahi le péritoine, t on se console en disant que le mal était au-dessus des l'essources de l’art. C’est i ne erreur; le domaine chirurgical ne doit pas être resserré dans un cercle si troit, et c’est pour en reculer les limites que je ne crains pas de porter le bistouri i.ur la perforation que le projectileva faite à la paroi abdominale, afin d’en agrandir îs dimensions, de poursuivre jusque dans cette cavité l’examen du trajet qu’il a > arcouru, et de porter aux lésions intestinales un remède prompt et efficace. C’est ■ insi que si j’avais été appelé auprès de ce publiciste célèbre dont on déplore la erte récente, je n’aurais pas craint d’agrandir, dans une étendue de quelques onces, l’ouverture d’entrée de la balle, pour la retirer en même temps que les : latières épanchées, et pour opérer une suture sur l’intestin qui était déchiré. Après es soins préliminaires, n’ayant plus à redouter d’épanchement, je n’aurais eu ‘ ésormais à combattre que l’entéro-péritonite , qui peut-être n’eût pas été îortelle 1 . »

Il débarrasse le péritoine des épanchements de bile, d’urine et, les restes 'épanchement de matières fécales qui ont résisté au nettoyage direct endant l’intervention, il les enlève par des lavages d’eau tiède continués îsqu’à ce que l’eau ressorte pure; pour qu’il n’en reste pas trace dans le I eût bassin, il introduit jusque dans la profondeur de ce dernier, par la ï i laie, une sonde œsophagienne qui lui sert à pousser l’injection jusqu’aux I oints les plus reculés et les moins accessibles de la cavité abdominale.

Ces premières tentatives d’intervention active dans les plaies des visses abdominaux par balles doivent tenir leur place dans l’histoire de

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