Toulon
•• Recueil de mémoires de médecine , de chirurgie et de pharmacie militaires , t. XLVI,
Expédition d' Ahd-el-Kader sur Aïn-Mahdi en 1838. Paris, 1838.
Entrait d'un rapport chirurgical sur l'armée d’Afrique pendant le 1er semestre 1835, Guyon, chirurgien principal, premier professeur à l'hôpital militaire d’instruction Iger, in Mémoires de médecine , de chirurgie et de pharmacie militaires, t.XXXlX, p. 126.
ne renferme aucun document relatif à la chirurgie de guerre, nous net nous y arrêterons pas. Quant à son article intitulé : Statistique des amputa- 1 tiens pratiquées à l’armée d'Afrique tant dans les hôpitaux que dans les camps, pendant les années 1837-1838-1839, non compris celles de. la campagne de ConA stantine en 1837 1 ,il ne contient que quelques renseignements écourtés suri les indications de l’amputation dans les traumatismes de guerre, sur les H avantages de l’intervention primitive, sur la trépanation, sur les résections j articulaires.
Après ce court résumé des travaux de Guyon, il nous reste à dire quel- 1 ques mots du chirurgien2.
Chirurgien principal en chef de l’armée d’Afrique, premier professeur! à l’École d’Alger, membre correspondant de l’Institut et de nombreuses) sociétés savantes, Guyon ne commença sa carrière chirurgicale qu’enpl 1836 pendant des guerres d’Afrique. Il avait alors quarante ans 3. Sousi l’Empire, de 1811 à 1814, il avait servi en Hollande. Pendant la Restauration, de 1815 à 1826, à cette époque où la garnison des colonies était! fournie par le département de la guerre, Guyon avait séjourné aux An-^ tilles françaises et y avait donné un de ces exemples de courage, de dévoue-* ment et d’abnégation qui non seulement honorent à jamais la vie d’urui homme, mais qui aussi font la gloire du corps qui ale bonheur de lu® compter dans ses rangs4.
En 1830, alors que la Pologne tente un dernier effort pour reconquérir sa liberté, que la France s’émeut à son appel, que toute l’École du Yal-IJ1 de-Grâce demande à se joindre aux volontaires , on retrouve Guyon -
avec Sédillot et Malgaigne dans les rangs de l’armée polonaise. Il étaill
encorar
parti pour y exercer la chirurgie, mais l’épidémiologie l’arrête encora une fois. Le choléra sévit à Varsovie, Guyon renouvelle les expérience*!' qu’il avait tentées à propos de la fièvre jaune et conclut à sa non-conta j| 1
gion.
Ce ne fut qu’en 1836, comme nous l’avons dit déjà, que commença s^1 véritable carrière chirurgicale. Il assista comme chirurgien en chef à l'ex