‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 222 sur 460 · MAUPIN · texte numérisé non relu

MAUPIN

Médecin-major attaché à l’hôpital de Pera où il avait succédé à Salleron, puis à l’hôpital du Terrain des manœuvres qui reçut de diverses évacuations 324 amputés et 2 426 blessés sur lesquels on dut pratiquer 225 amputations intermédiaires ou secondaires, Maupin était bien placé pour étudier cette question des résultats des amputations2. Après avoir fait un tableau fidèle de l’état déplorable dans lequel se trouvaient nos blessés à leur î arrivée dans les hôpitaux de Constantinople, il insiste sur les dangers des transports, lorsqu’ils sont effectués dans des conditions aussi fâcheuses que celles dans lesquelles on les pratiqua en Crimée. Dans ses statistiques, Maupin atténue l’étendue des succès heureux obtenus de l'amputation primitive par les chirurgiens de Crimée, tout en reconnaissant la part que fl le transport a eue dans leur insuccès et les raisons valables qu’ils avaient pour simplifier le traumatisme primitif par une amputation. Ce mémoire renferme encore quelques remarques judicieuses sur les effets des projectiles sur les os, les blessures de la face, les complications des blessures à Constantinople, quelques aperçus sur les résultats de certaines désarticulations et des amputations à lambeaux, sur les pansements, enfin l’exposé succinct des faits qui ont amené Salleron à préférer la désarticulation aux amputations sur les blessés de Crimée.

Maupin nous a laissé encore, après cette campagne, un bon mémoire sur l’amputation dans les cas de congélation, qui est le complément de

1. Recueil de Mémoires de Médecine militaire, 2° série, t. XVII, p. 103.

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