LES CIIIR U II OIE N S DES HOPITAUX DE CONSTANTINOPLE
Nous avons déjà dit que les chirurgiens de nos hôpitaux de Constantinople et des autres villes de la Turquie étaient à peu près les seuls placés dans • es conditions voulues pour soigner les blessés d’une façon continue. Seuls îussi, ils étaient à môme d’apprécier la valeur des méthodes de traitement utilisées et des résultats définitifs. Quand on a fait cette remarque, on s’explique que la presque totalité des mémoires qui ont été publiés après la campagne de Crimée soit due aux chefs des services de nos grands liôpi-
1. La ( iuerrede Crimée, les campements, les abris, les ambulances, les hôpitaux. Paris, 1858, in-8. Une partie de ce volume avait déjà paru dans la Revue (les fieux Momies dans les numéros des 15 février, l°r avril, 1er juin 1 857, et avait été reproduite dans le livre d Armand dont nous avons parlé.
taux de Constantinople. Si quelques-uns d’entre eux, comme Mounier Lustreman et Legoüest, ont peu écrit, ce que nous regrettons, ils ont remis toutes leurs notes à Chenu pour établir sa statistique.
Le Conseil de santé des armées avait demandé aux chirurgiens de ces hôpitaux de chercher à éclairer par l’expérience de cette nouvelle campagne la question, encore discutée alors, de l’opportunité des amputations primitives et consécutives, de leur valeur relative et de leurs résultats. Quelques-uns, comme Lustreman, Maupin, Legoüest, Salleron, Valette, accédèrent à ce désir et envisagèrent cette question sous divers points de vue I généraux ou partiels. Nous allons analyser très sommairement les travaux des quatre premiers. L’analyse de celui de Valette se confondra dans sa { biographie. Nous terminerons enfin par le résumé succinct des courts iné- s moires de Champenois et de Scoutetten consacrés à l’étude de points moins circonscrits de notre pathologie.
Lustreman, médecin en chef de l’hôpital de l’Université à Constantinople, discute en quelques pages, comme Valette et Maupin, la question de l’amputation appliquée aux congélations1. Il fut un des premiers à bien apprécier la situation si différente des congelés des hivers de 1854-55 et de jl 1855-56 et à faire revenir à la pratique de l’amputation qu’on avait d’abord absolument proscrite.