Reeb, in Chenu, o. c.,passim
2. Tachard, De la valeur comparative des amputations primitives et consécutives dans les fractures par armes à feu, in Recueil de mémoires de médecine, de chirurgie et de pharmacie militaires , 1873.
3. Beaunis, Impressions de campagne, in Gazette médicale de Paris, 1871.
4. Notice sur l'hôpital civil pendant de siège et le bombardement de Strasbourg, par le Dr Gross, chef de clinique à l'hôpital civil et agrégé de la Faculté de Médecine, in Gazette médicale de Strasbourg, 1871.
des blessés atteints de traumatismes souvent épouvantables, la chirurgie ne pouvait être brillante quelle que fût la valeur des chirurgiens et de leurs pratiques. C’est ce qui eut lieu à l’hôpital civil. Sur 26 opérés, Gross n’en put sauver que 8. A l’hôpital militaire il en fut de môme, mais là, l’encombrement des salles eut aussi sa part d’influence et Poncct a fait remarquer l’immense différence constatée dans la fréquence des succès et dans les processus de guérison sur les hommes alités dans les salles ou sur ceux placés sous les tentes des jardins de l’hôpital.
Stuttel1. Si dans le travail de Stuttel, nous n’avons pas à chercher les substantielles et personnelles remarques des praticiens expérimentés dont nous venons d'analyser les mémoires, nous pouvons cependant y recueillir des matériaux de quelque valeur sur l’histoire des blessures de toutes régions produites par les éclats d’obus. On y trouve réunies 72 observations relevées consciencieusement, au jour le jour, sur les 215 blessés qui ont été traités à l’ambulance du petit séminaire.
Comme Reeb, Poucet et Gross, Stuttel précise bien l’influence des conditions extérieures sur la marche des blessures. Il s’étend ensuite sur les accidents qui les ont compliquées et sur les traitements employés.
Wcerhlin2 a fait, pour le service du professeur Michel, ce que Stuttel avait fait pour celui du professeur Hergott. Il a écrit l’histoire de l’ambulance du lycée de Strasbourg qui recueillit toi blessés dont 108 atteints par des éclats d’obus. Avec lui se termine la série de ces laborieux qui, sans bruit, ont su non seulement accomplir leur tâche comme chirurgiens avec un dévouement digne de tout éloge, mais qui encore, dans des conditions de fonctionnement des plus pénibles et des plus périlleuses, n’ont point oublié les préoccupations scientifiques. La ville de province sur ce point s’est montré, supérieure à la capitale.
Nous n’avons rien à relever dans les articles de Kuntz et de Eissen3.
bombardement de phalsbourg
Phalsbourg recueillit d’abord quelques blessés de l’armée du Rhin. (Juatre mois de blocus et de bombardement en fournirent d’autres. Lartigue4 nous a laissé la Relation chirurgicale du siège de cette ville et a consigné dans sa Thèse les observations de la plupart des blessés dont le nombre ne dépassa pas 67.
bombardement de bitche
Poignon5. Pendant les huitmois qu’a duré larésistance de la petite]ville alsacienne défendue par 2 500 hommes, Poignon fut frappé surtout par
1. Stuttel, Histoire de V ambulance du petit, séminaire de Strasbourg pendant le siège et bombardement de cette ville. Thèse de Paris, 1872, 13(5 pages.
2. Wcerhlin, Notes sur les blessures par armes à feu observées à l’ ambulance du lycée de Strasbourg. Thèse de Paris, 1871.