‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 252 sur 460 · BOMBARDEMENT DE VERDUN · texte numérisé non relu

BOMBARDEMENT DE VERDUN

Chartier2 ne pouvait nous laisser qu’un récit très général sur les faits médico-chirurgicaux du bombardement de Verdun. 11 fut chargé, en effet, du service de la Place, et non de celui d’un hôpital; d’un autre côté, en raison du bombardement incessant de la ville, il ne pouvait, autant qu’il l’eùt désiré, se mettre en rapport avec les ambulances et les hôpitaux dont les blessés furent d’ailleurs emmenés pour la plupart en Allemagne dès la capitulation.

Les conditions extrinsèques qui ont si fortement influencé les blessures dans les autres villes assiégées ne semblent pas avoir eu autant d’influence à Verdun. Nous avons à relever dans le travail de Chartier trois exemples curieux, celui d’une plaie de la région massétérine compliquée de tétanos » après la cicatrisation delà blessure, l'autre d’une courte survie après un aplatissement considérable de la paroi thoracique et de la région hépatique par un gros projectile, le dernier de section de la fémorale par un éclat d’obus sans hémorrhagie primitive grave.

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