BOMBARDEMENT ET SIÈGE DE BELFORT
Lorsque, le 17 février 1871, sur un ordre du Gouvernement de la Défense nationale, la garnison de Belfort sortit avec les honneurs de la -guerre, cette place avait subi un bombardement de 73 jours. 500 000 gros projectiles avaient été. lancés contre ses maisons et ses défenses. Elle avait répondu par l’envoi de 82 200 gros projectiles et de plus d’un million de balles.
1. Renseignements généraux sur l'investissement et le bombardement de Longwy , par le Dr Aux, médecin-major de lr0 classe, médecin chef de l’hôpital militaire. Travail inédit
! consulté aux Archives du ministère de la guerre.
2. Chartier, Quelques notes recueillies à Sarreguemines après la bataille de Forbach et à Verdun pendant le siège. Travail inédit consulté aux Archives du ministère de la guerre.
3. Voir : 1° Chenu, o. c., t. I, passim ; 2» Histoire de la défense de Belfort , etc., par les capitaines Tiiiers et de Laurkntie, 1871 ; 3° Dussieux, le Siège de Belfort, 1882.
DELORME
La garnison de Belfort composée, au début de l’investissement, d’environ 16 000 mobiles et mobilisés, lut décimée par la variole et la lièvre typhoïde. L’érysipèle, la gangrène, et surtout la pourriture d’hôpital constituaient des accidents habituels des blessures; l’ostéomyélite et l’inlcction purulente compliquaient la plupart des traumatismes osseux; les amputés succombaient presque tous; seuls, les désarticulés fournissaient quelques succès. On observa à Belfort un grand nombre de congélations. La garnison perdit 2 500 hommes, tués ou morts des suites de leurs blessures et de maladies. 11 nous a été impossible de trouver le chiffre exact des blessés.
Avec la relation du bombardement de Belfort se termine la série des écrits médico-chirurgicaux auxquels ont donné lieu le siège et le bombardement de nos villes fortes. Nous manquons de documents sur les autres.