‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 260 sur 460 · Legrand, les Trains sanitaires. Union médicale · texte numérisé non relu

Legrand, les Trains sanitaires. Union médicale

4. Riegert, Des wagons-ambulances , in Recueil de mémoires de médecine militaire, 1872. o. Demoget et Brossard, Étude sur la construction des ambulances temporaires Paris

6. Ricque nous dit qu'un de ces médecins élus par leurs bataillons avait proposé en une séance 300 mobilisés pour la réforme, que d’autres délivraient des billets d’hôpital avec une telle légèreté, qu’ils en étaient venus à les donner en blanc. Quand Ricque vint à l'hôpital d’une petite ville qui devait hospitaliser un grand nombre de mobilisés, il n’en trouva aucun. Ils étaient tous sortis au su des autorités de l’hôpital. Passons sur ces écœurantes histoires.

7. C h allas, Rapport sur les ambulances de Villepion, Bataille de Loigny 2 décembre , 1870, in Archives du Comité de santé. Chalian nous dit qu’à Villepion près de 2 000 blessés restèrent 6 jours sans autre assistance que celle de quelques médecins militaires dépourvus de matériel. L’ambulance internationale qui vint les relever n'arriva que le 6° jour.

8. Jeannel, Retnargues et conclusions relatives au service pharmaceutique pendant la guerre de 1870-71, in Union médicale, 1871.

0. Aperçu historique, statistique , et clinique sur le service des ambulances et des hôpitaiLr de la Société de secours aux blessés des armées de terre et de mer pendant la guerre ue 1870-71, par ld Dr J.-C. Chenu, médecin principal d’armée en retraite, inspecteur général, directeur des ambulances auxiliaires. Paris, Dumaine, 1874, t. I, in-4“, 533 pages, t. IL id., 1038 pages.

Mb Les mémoires manuscrits de lteeb, comme ceux do Cuvellior, de Bertrand, de Coste, ,.e * areL de Robert et de Vidal lui ont été confiés avec beaucoup d’autres encore en 1870-71. 1 ertains ont été égarés a sa mort. C’est uuc perte que nous avons été le premier à déplorer.

DELORME

l’hôpital militaire de Strasbourg, au travail très étendu de Sédillot, à des extraits du livre de (îrellois sur le siège de Metz, à des rapports de Cuyel- Liiîii, de Bertrand, de Goste, de Robert sur les ambulances de Metz et d ’Em e ry-D esb ro us s e s , sur le siège de Belfort. Or les travaux de nos collègues de l’armée occupent de beaucoup la plus grande partie du travail de Chenu. Loin donc d’ôtre Y Aperçu historique , statistique, et clinique sur le service des ambulances et des hôpitaux de la Société de secours , le travail de Chenu reste, malgré son litre, la statistique médico-chirurgicale de la guerre de 1870-71, établie d’après les documents officiels et suivie d’une histoire médico-chirurgicale, basée sur les travaux manuscrits ou imprimés des chirurgiens militaires et civils qui y ont pris part.

Ces réserves faites, nous ferons remarquer que le résumé historique et clinique que Chenu nous a transmis, donne précisément à sa statistique de 1870-71 un intérêt plus grand encore que celui qui s’attachait à ses statistiques des guerres de Crimée et d’Italie.

Cette analyse nous porte à dire quelques mots de l’auteur aujourd’hui disparu.

Cet écrivain remarquable n’avait aucune expériencede la pratique de la chirurgie. Il l’avoue lui-même maintes fois dans ses écrits. Cette expérience lui eût été utile sans doute, elle ne lui était pas indispensable pour mener à bien les études qu’il a entreprises et qui lui ont établi une réputation durable. Préparé à des publications de longue haleine et attaché comme bibliothécaire du Val-de-Grâce, Chenu commença, après la guerre de Crimée, sa premièrç statistique. Les enseignements qu’elle dévoila avec la rigoureuse brutalité des chiffres, firent grande sensation et Chenu dut attendre l’heure de la retraite pour publier la statistique de la guerre d’Italie. Libre alors de dévoiler des documents auxquels il n’avait pu auparavant faire voir le jour, il démontra, en s’appuyant sur des faits indiscutables, les vices de l’organisation et du fonctionnement de notre service médical en campagne. Des circonstances indépendantes de sa volonté ne lui permirent pas de publier la statistique des guerres hors d’Europe (Syrie, Chine, Cochinchine, Mexique) dont il avait rassemblé tous les matériaux '.

La statistique de 1870-71 termina la série de ces écrits considérables, monuments précieux qu’il a été le premier à établir en France. En fixant l’histoire des résultats de nos guerres, Chenu a marqué les diverses étapes parcourues par les chirurgiens militaires français, et les enseignements qu’ils ont apportés à l’étude des blessures par armes à feu.

Dès la déclaration delà guerre de 1870-71, la Société de secours fit appel au concours de Chenu, comme à celui de L. Le Fort et d’autres médecins en vue. Dans ces circonstances, Chenu montra toute la différence qui peut séparer un homme d’étude d’un homme d’action. Lui qui, dans ses écrits, avait si vivement réclamé contre l’administration militaire l’autorité du personnel médical dans la direction des ambulances, sembla oublier, comme le lui a reproché justement L. Le Fort, les mêmes revendications en face de personnalités civiles. Quoi qu’il en soit, nous ne pouvons oublier les services considérables que ces écrits ont rendus à notre

L II n’en a donné qu’un résumé clans un livre intitulé : Aperçu sur les expéditions de Chine , Cochinchine, Syrie et du Mexique. Paris, 1877.

cause en lournissant des arguments sans réplique à de justes revendications.

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