‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 265 sur 460 · Le Fort, o. c., pp. 242, 243, etpréface, p. x · texte numérisé non relu

Le Fort, o. c., pp. 242, 243, etpréface, p. x

3. Les fonds dépensés seulement pour « la propagation de l’œuvre, insignes, médailles »• avaient atteint le chiffre de 028 563 francs. Voir le Rapport présenté au nom du Comité central par le vicomte de Melun, vice-président. Paris, 1872, Le Fort, o. c. p. 243.

S É D ILLOT.

lions de francs do matériel do secours, do dons on nature et on argon I.

Tous les modes de transport et d’hospitalisation ont été utilisés pendant la guerre de 1870-71. Nous reviendrons plus tard sur ce sujet.

S É I) 1 LLOT (IKO'I- 1883) 1

La chirurgie militaire s’honore d’avoir possédé à sa tête cette illustration chirurgicale de notre siècle. Chirurgien volontaire pendant l’insurrection polonaise en 1830, chirurgien -major attaché aux ambulances du corps expéditionnaire qui assiégea Constantine en 1837, Séd illot termina sa carrière militaire comme il l’avait commencée, c’est-à-dire en assistant, comme chirurgien volontaire , les blessés des premiers combats de l’armée du Rhin en 1870-71. C’est moins par ces services militaires que par sa haute situation scientifique, par l’impulsion qu’il a donnée à l'enseignement de nombreuses générations de chirurgiens et la trace durable qu'il a laissée dans l'histoire de notre art, qu’il s’est acquis une renommée durable.

Démonstrateur au Val-de-Grâce de 1829 à 1835; reçu le premier, agrégé de la Faculté de médecine de Paris en 1835, Sédillot concourut avec les chirurgiens les plus illustres de son époque pour les chaires de clinique externe et de médecine opératoire laissées libres par la mort de Dupuytren ?t de Richerand. S’il n’atteignit pas le but, les tournois scientifiques dans desquels il s’était mesuré avec de si terribles adversaires, lui permirent l’affirmer une fois de plus sa haute valeur. Reçu deux ans plus tard (1811 1, iu concours, professeur de pathologie externe et de clinique chirurgicale à a Faculté de médecine de Strasbourg, en remplacement de Bégin, Sédillot ■•■esta dans cette ville jusqu’à la fin de sa carrière scientifique. En même * emps qu’il professait à la Faculté, il dirigea successivement le service de hirurgie de l’hôpital militaire, puis l’École du service de santé militaire.

Lauréat de l’Institut en 1867, avec Ollier, pour le grand prix de chirurgie, inembre correspondant, puis membre titulaire de cette haute assemblée, [ôédillot était en outre associé de l’Académie de médecine et de la plupart 1- es Sociétés savantes de l’Europe.

C'était un chirurgien très personnel. Cette originalité constitue même a caractéristique de son talent. Sa thèse couronnée sur les fonctions du ; neumogastrique, ses expériences sur la pyémie, sur la valeur de Ycmpyème, i e Y évidement, opération qu’il a quasi rénovée; ses remarques sur l’emploi es procédés de douceur dans les luxations, ses procédés opératoires pour I ablation des tumeurs de la langue, de la ligature de la carotide primitive , sa îoditication de la désarticulation de C Impart , des amputations de la jambe, Ve l'épaule, ses recherches suri ' arêthrotornie interne, sur la gastrostomie sur r îquelle il a appelé l’attention, sur la blépharoplastie , la c/icilo plastie, etc., etc., | »nt des témoignages impérissables de sa perspicacité et de son ingéniosité.

Comme l’a bien fait remarquer Legouest, il n’est aucune innovation

L Sédillot, né à Paris en 1804, mort en 1880. Élève médecin en 1824, sous-aide en 1825 l iinirgien aide-major en 1832, chirurgien-major de 2e classe en 1836, de lre classe en 1841 ; 1 >édecin principal de 2e classe en 1845, de lrc classe en 1850, médecin inspecteur eu 1801. 1 oir article nécrologique de Leoouest, in Archives de médecine militaire, 1883; l’article de « ual’vel sur Sédillot, in llevue de chirurgie , 1884; le Discours de Heurte loup lu à la So- I été de chirurgie à la séance d’ouverture de 1885.

chirurgicale survenue pendant le cours de sa carrière qui n’ait passionnément excité son intérêt, provoqué scs recherches ou ses expériences et sur laquelle il n’ait formulé son opinion dont il a toujours été tenu compte.

Par ses conceptions, Sédillot appartient à la catégorie si peu nombreuse des inductifs. Homme de science, il est, à tous moments, entraîné vers la synthèse. Professeur, il a l’exposé net, brillant, séduisant. Comme opérateur, il est hors de pair, ingénieux, sûr de lui, très audacieux, toujours habile et élégant. Praticien, il conserve les traditions de la chirurgie militaire et il prend autant de soin de ses pansements que doses opérations. Il avait une telle confiance dans son art qu’il semblait avoir pris pour devise ses propres paroles : « Le succès des opérations dépend de l’habileté du chirurgien, nos revers accusent nos ignorances et nos fautes, la perfection est le but du chirurgien. » Il l’a atteint.

Sa Médecine opératoire et ses Contributions à la chirurgie reproduisent in extenso ou en résumé la plupart de ses travaux1 2.

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