Rochard, o. c., p
aperçu sur la chirurgie mil. franc, depuis paré.
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de la hanche, du coude , du cou-de-pied , Ravaton, Scoutteten, Baudens, S kd illot, ont imaginé les méthodes générales d’amputations connues sous le nom de procédés à deux lambeaux carrés, ovalaires ou mixtes. Pl-hcy et Baudens ont étendu aux traumatismes de guerre la pratique des résections. Que serait-ce si, élargissant notre champ de remarques, nous recherchions ce que l’étude des pansements et des appareils doit aux Paré, aux Bf.lloste, aux Havaton, aux Larrey et à tant d’autres, si nous voulions transcrire toutes les idées heureuses ou les sages dispositifs pratiques que la gangrène, la pourriture d’hôpital, le tétanos, les corps étrangers, les lésions des cavités ou des membres leur ont inspirées ?
Après avoir peut-être trop dédaigné les résultats des efforts des chirurgiens étrangers, portés en sens contraire, nous avons peut-être dépassé la juste mesure. On peut aujourd’hui adresser à maints des nôtres le reproche d’être allé chercher bien loin ce qu’ils avaient sous la main et d’avoir trop méconnu, à la satisfaction d’auteurs de second ordre, ce que leur fond propre comportait de richesses.
A l’heure actuelle, malgré l’élévation considérable du niveau scientifique de la chirurgie militaire dans toutes les armées, la chirurgie militaire française conserve encore la haute situation qu’elle possède depuis des -siècles. La débordante activité de ses membres s’affirme chaque jour dans la presse scientifique ; les sociétés savantes, comme au beau temps de l’Académie de chirurgie distinguent leurs écrits; les hautes luttes scientifiques sont abordées par ses membres les plus instruits, et à la tête de notre corps figurent des autorités chirurgicales prises dans son sein même, 'Contrairement à ce qu’on observe dans d’autres pays. Pendant que la chirurgie militaire française développe sa valeur purement scientifique, elle .perfectionne avec la même activité ses moyens généraux d’action en vue des éventualités delà guerre, car l’initiative qui lui a été enfin rendue après tant le luttes, en lui ouvrant de nouveaux horizons, a augmenté aussi une responsabilité dont elle sent tout le poids.
La guerre de 1870-71 a fait ressortir nos vices d’organisation, mais elle ndémontréavec non moins d’évidence que les procédés, les tendances, les [traditions du corps de santé militaire, les détails d’un fonctionnement omplexe si intimement lié aux rouages de l’organisation générale de l’arnée, ne sauraient être suppléés par l’intelligence et le dévouement. Les (rétentions de sociétés civiles n’ont pu résister à l’épreuve de cette camagne et la chirurgie militaire est délivrée désormais à la fois de toute enrave et de toute compétition.
Le fonctionnement actuel de la chirurgie militaire est l’œuvre de plusieurs siècles. Nous avons vu que, depuis Paré jusqu’à nos jours, la tendance « es meilleurs esprits avait été dirigée en vue de séparer sa pratique de elle de la chirurgie proprement dite. La chirurgie militaire, dans sa ériode d’enfantement, a commencé par être civile, elle ne pourrait plus, ms danger, rétrograder. Quoi qu’on en puisse penser et dire, la chirurgie 'armée restera toujours une spécialité chirurgicale. Si elle emprunte au »nds commun de la chirurgie une partie de ses doctrines, de ses enseinements,elle conserve aussi son fonds propre. Sa pathologie roule sur une iriété de traumatismes d’une nature spéciale, incessamment variable avec armement et les opérations militaires ; sa thérapeutique soumise à de