‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 296 sur 460 · DONNÉES BALISTIQUES RELATIVES AUX ARMES PORTATIVES · texte numérisé non relu

DONNÉES BALISTIQUES RELATIVES AUX ARMES PORTATIVES

Les questions de balistique constituent, nous ne nous le dissimulons I pas, une étude ardue, ingrate, mais elles sont d’une utilité incontestable ! pour le chirurgien d’armée.

Vitesse initiale et vitesse restante. — On appelle vitesse initiale de trans- î laiton la vitesse que possède le projectile à sa sortie du canon. Elle est exprimée par le nombre de mètres que la balle parcourrait dans une seconde si rien ne venait modifier son mouvement.

Cette vitesse est de 450 mètres pour le fusil modèle 1S74.

La vitesse restante aux différentes distances est celle que le projectile f possède encore à ces mômes distances.

Elle est toujours inférieure à la vitesse initiale. La connaissance de cette vitesse restante est de la plus haute importance pour le chirurgien d’armée, car, comme nous le verrons, c’est d’elle et du poids du projectile, mais surtout d’elle que dépend la violence du choc et la force de pénétra- ! tion du projectile.

Les tableaux de la page 387 donnent les vitesses restantes des balles des armes européennes.

Des causes qui modifient la vitesse de translation de la balle. — C’est à la pesanteur et surtout à la résistance de l’air que les balles doivent de perdre de leur vitesse initiale aux différentes distances. Si cette cause de déperdition puissante n’existait pas, les projectiles de nos fusils franchiraient 2] kilomètres.

La résistance de l’air dépend du volume de ce fluide que les projectiles déplacent, de la rapidité avec laquelle s’opère ce déplacement, de la facilité que cet air a de s’écouler le long des parois des projectiles, de la densité de ces derniers, mais cette résistance est surtout proportionnelle à l’étendue de la surface que présente le projectile.

C’est ainsi que :

1° Pour des projectiles de mêmes matières, de formes semblables et animés de la même vitesse , les résistances sont proportionnelles au carré des diamètres.

Les pertes de vitesse, par le fait de la résistance de l'air , sont inversement proportionnelles à la densité ou au poids du 'projectile.

Le plomb, dont la densité est de I I, éprouve donc, toutes choses égales d’ailleurs, moins de résistance que le fer qui n’a qu’une densité de 7.

Pour des projectiles de môme forme, animés de la môme vitesse, le plus lourd gardera la plus grande vitesse restante.

3° Les pertes de vitesse sont encore en raison inverse des longueurs du projectile.

Les deux tableaux suivants permettent d’apprécier les pertes de vitesse que la résistance de l'air fait subir aux petits projectiles, autrement dit, ils -donnent les vitesses restantes de la balle de nos fusils et des fusils étrangers aux différentes distances évaluées en mètres1 2.

VITESSES RESTANTES DE LA U ALLE DU FUSIL MODÈLE 1879 AUX DIFFÉRENTES DISTANCES.

MÈTRES

VITESSE à la seconde.

MÈTRES

VITESSE k la • seconde.

MÈTRES

VITESSE k la seconde.

MÈTRES

VITESSE k la seconde.

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