‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 297 sur 460 · SUISSE · texte numérisé non relu

SUISSE

Wetterli.

ESPACtNIS.

Berdan.

mètres.

mèt. c.

mèt. c.

mèt. c.

mèt. e.

mèt. c.

mèt. c.

mèt. c.

mèt. c.

Vitesse de rotation des balles. — La balle, étant obligée de suivre dans l’àrne du canon du fusil la direction des rayures, est animée d'un I mouvement de rotation très rapide dans leur sens:i.

1. Aide-mémoire de campagne île l’officier d’artillerie, 1884.

2. Nous nous sommes arrêtés à 1 880 mètres, bien que la portée maximum des projectiles français et étrangers dépasse 'en général 2 800 mètres.

(jn emploie dans les armes rayées des rayures de différentes espèces : des rayures droites, parallèles au canon (elles suppriment le mouvement de rotation), des rayures paraboliques à pas progressif, enfin des rayures hélicoïdales à pas constant; ces dernières sont presque seules utilisées de nos jours. Elles ne sont jamais assez profondes pour modifier la forme extérieure du projectile.

DESCRIPTION DES ARMES

La vitesse de rotation d une balle est le produit de la vitesse initiale de la halle multipliée par le pas des r apures.

Le mouvement de rotation a pour objet de maintenir la pointe de la balle en avant pendant toute la durée de son trajet dans l’air ou dans les tissus du corps. L’expérience démontre qu’en tirant une balle allongée dans un fusil lisse contre une cible placée à 10 mètres seulement de distance, la balle arrive de travers. La môme chose est impossible quand le môme projectile est tiré dans un fusil rayé. Quand la vitesse de rotation dont une balle est animée devient faible, son axe conserve moins de stabilité et sa déviation est facile.

Le pas d'une rayure est la longueur suivant laquelle celle-ci fait un tour complet dans l'intérieur de l'arme.

Nous avons vu que dans notre fusil modèle 1879, rayé au pas 0,u,55, la rayure ou la balle qui s’y engage fait un tour complet sur une longueur de oo centimètres. Le projectile de cette arme étant animé d'une vitesse initiale de 450 mètres par seconde, 810 mètres (450m X 0m,oo) représentent la vitesse de rotation du projectile au départ. La balle tourne donc sur ellemême avec une vitesse de 810 tours à la seconde.

Le mouvement de rotation d'un projectile est d'autant plus rapide que le pas des rayures est plus court et la vitesse de translation plus considérable.

La vitesse de translation de la balle variant avec la distance, la vitesse de rotation qui est le produit de cette vitesse de translation et d'une donnée invariable, le pas des rayures, suit les oscillations de la première et change comme elle avec la distance. A 500 mètres, la balle du fusil modèle 1874 (vitesse restante, 257 mètres) ne tourne plus sur elle-même que 467 fois par seconde au lieu de 810 fois.

Un projectile qui a perdu la presque totalité de sa force de pénétration ou de translation peut-il continuer à tourner sur lui-même pendant quelque temps dans l’épaisseur des tissus, au contact d’un os par exemple, avec une vitesse de rotation plus ou moins considérable. Ce qui précède démontre que la vitesse de rotation cesse avec celle de translation. Mais quand la vitesse de translation n’est qu’interrompue par le eontact d’un obstacle, la vitesse de rotation persiste.

A l’encontre de ce qu’on observait avec les balles anciennes qui n’étaient pas forcées dans l’intérieur de l’arme, la rotation des nouveaux projectiles est aujourd'hui régulière et les irrégularités liées à un défaut de centration ou à des souftlures intérieures sont toutes exceptionnelles.

Force ou quantité de mouvement des balles. — La force d’un projectile se mesure par les effets qu’il produit. Elle est égale au produit de la masse de la balle ni par la vitesse v.

Dans la formule mv, on peut remplacer m par le poids p mieux connu et invariable.

On sait en effet que deux corps de composition identique et de même masse ont rigoureusement le môme poids et que pour deux corps différents le rapport des masses est identique à celui des poids.

Ces données font rassortir toute l’importance des indications fournies par les tableaux de la page 387, qui sont aussi utiles à connaître pour les chirurgiens militaires que pour les personnes qui s’occupent du tir.

Page 1