‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 310 sur 460 · PROJECTILES · texte numérisé non relu

PROJECTILES

[I est à peine besoin do faire ressortir l’importance qui s’attache à ces notions passées cependant sons silence par les autenrsde chirurgie militaire.

Dans les tirs plongeant ou vertical, le projectile lancé dans une direction ascendante très marquée s’élève à une grande hauteur et vient tomber sur le but en suivant une direction qui se rapproche plus ou moins de la direction verticale.il est alors susceptible d’effets d’écrasement qu’on n'obtient pas avec l’autre genre de tir, mais ces elfets nous intéressent peu.

2° De l’éclatement des ours. — Los obus actuellement en service sont armés de fusées percutantes et de /usées fusantes ou à temps. Les obus pourvus de l'usées percutantes n’éclatent qu’on touchant le sol; au point de chute ils se creusent do légers sillons, se relèvent légèrement et se brisent L Ceux qui sont munis de fusées fusantes éclatent en l’air sur des points do leur trajectoire que l’artilleur détermine avec précision et qu’il varie à son gré.

Le mode de dispersion des éclats et leur vitesse diffèrent dans les deux cas.

3° La fragmentation des obus a été étudiée dans les écoles d’artillerie en les faisant éclater dans un puits à paroi de maçonnerie doublée ou non de madriers do bois. L'obus est suspendu dans le puits et le feu est mis à la charge intérieure au moyen de l’électricité. Les éclats sont recueillis avec soin après l’explosion et classés en diverses catégories suivant leur poids. Cette méthode est passible de quelques reproches : Les fragments projetés contre les parois résistantes du puits peuvent se subdiviser en un plus grand nombre de morceaux que dans le tir ordinaire; d’un autre côté un obus qui éclate au repos, peut ne pas donner le nombre de fragments qu’il donnerait s’il éclatait après avoir frappé violemment le sol. En Russie, on a étudié la fragmentation des obus et la dispersion de leurs éclats en les faisant éclater, à la distance ordinaire du tir, sur un sol dur recouvert de neige.

Le Tableau de la page 408, emprunté au Mémorial de l’officier d’artillerie (chap. XV;, résume un certain nombre d’expériences faites pour déterminer la fragmentation des obus en service en France. Quelques catégories comportent malheureusement des éclats trop variables de grosseur.

Ce tableau indique des différences considérables dans la fragmentation des diverses variétés d’obus. Pour les obus ordinaires de 80 à 00, ce sont les gros éclats qui dominent; pour les obus ordinaires du 95, ;\ grosse charge d’éclatement, ce sont les fragments menus, des dimensions d’une balle ou de dimensions plus faibles encore qui sont les plus nombreux2.

Fig. 35.

Mode d’éclatement des obus à fusées fusantes et percutantes.

1. Quand l’obus pénètre à une certaine profondeur (30 centimètres à 1 mètre) dans un sol meuble, peu consistant, détrempé, il n’éclate plus. La terre seule est projetée.

i. Dans le mémoire intitulé Obus cl Schrapnels, inséré dans la Itenr d’artillerie, t. 1.

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