‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 317 sur 460 · INCOMPLÈTES · texte numérisé non relu

INCOMPLÈTES

Obus ordinaire à 2 800 mè-

très

Obus à anneaux à 2 000 mè-

très

La môme proportion a été obtenue avec des obus italiens.

Il résulterait de ces dernières expériences, si on pouvait en appliquer exactement les données au corps humain, que les contusions seraient aux pénétrations avec séjour du corps étranger, dans la proportion de 2 à 1 et que les contusions seraient aux perforations dans la proportion de 1 à 3.

Sans doute ces données peuvent varier suivant les conditions du tir de combat, mais il ne faut pas oublier que là comme ailleurs le tir a ses règles, établies d’après des expériences de polygone, et que l’on ne saurait sans inconvénients méconnaître l’utilité des résultats acquis par l’expérimentation.

PORTÉE DES ÉCLATS ü’OBUS ET DES PROJECTILES DES BOÎTES A MITRAILLE.

Obus. La portée des éclats diffère avec la variété d’obus employé, comme nous l'avons vu. Les renseignements fournis par les hommes spéciaux peu- ! vent la faire connaître au chirurgien d’armée au début d’une campagne.

Si l’on fait éclater un obus ordinaire, au repos, sur un sol horizontal, on retrouve la tête à une distance variant de 31 à 37 mètres; ses éclats sont ; projetés à droite et à gauche à peu près à la même distance, le culot est ! lancé en arrière à 43 mètres environ. Ces distances doivent être au moins doublées pour les éclats quand le projectile n’éclate plus au repos.

Balles des boites à mitraille. L’efficacité des balles des boîtes à mitraille est inférieure à 600 mètres, aussi n’utilise-t-on ces engins que contre des troupes rapprochées.

Nous croyons inutile de nous étendre davantage sur ces questions de balistique, tout intéressantes qu’elles soient pour le chirurgien d’armée. Il serait difficile d’ailleurs aujourd’hui d’élucider tous les points qui peuvent

1. Des obus et Schrapnels in Revue d'artillerie, 1882-83, p. 38.

des bouches a feij et des gros projectiles.

avoir à nos yeux de l’importance. Les documents manquent, les artilleurs ayant négligé de poursuivre des études qui n’avaient pas pour eux l’utilité qu’elles ont pour nous. Aussi u’est-ce que par une entente ultérieure avec eux, que par une expérimentation ou une observation combinées que nous pourrons arriver compléter les notions qui précèdent, lesquelles serviront, nous le pensons, à faire pressentir tout l’intérêt de ces questions.

Page 1