‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 324 sur 460 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

PAU RALLES

Les plaies produites par les balles sont beaucoup rplus fréquemment observées que les plaies faites par les éclats de projectiles creux; elles sont aussi plus régulières, partant, plus susceptibles d’une description méthodique, ainsi s’explique qu’on accorde toujours la première place à leur étude.

Les plaies d’armes à feu sont dites simples quand le projectile n’a pas intéressé des vaisseaux, des nerfs importants, ou des os. Elles sont compliquées dans le cas contraire. Elles sont encore dites compliquées quand elles sont le point de départ d’accidents secondaires ou consécutifs.

Nous allons d’abord décrire les blessures simples des parties molles par projectiles, nous étudierons ensuite leurs complications immédiates et consécutives.

En agissant sur les tissus, les balles peuvent produire des contusions , des érosions, des sillons , des plaies en cul-de-sac et des sétons.

Contusions. — L’élasticité et la souplesse de la peau lui permettent parfois de se soustraire à la pénétration de balles animées d'assez grandes vitesses, qui la frappent très obliquement. Celles qui, arrivées à la fin de leur course, ont perdu la presque totalité de leur force vive (balles mortes) ou celles dont la vitesse a été retardée par quelque obstacle extérieur, par un objet de l’équipement ou de l’habillement, peuvent comme les premières ne produire que de simples contusions.

Dans tous ces cas, la contusion est directe; dans d’autres, plus rares et dont nous ne parlerons ici que pour mémoire, la contusion est indirecte, c’est-à-dire que la balle a chassé contre les tissus, des pièces solides, métalliques de l’habillement ou de l’équipement lesquelles ont alors produit, à la place du projectile, l’attrition directe des tissus.

Assez fréquemment observées autrefois quand on employait des balles rondes qui perdaient rapidement leur vitesse et dont la forme rendait la pénétration plus difficile, les contusions par les balles sont plus rarement constatées de nos jours. Certaines conditions de combat, un tir à longue

Page 1