ROTA
Jj qui enlevaient brutalement les esquilles ; il veut qu’on les remette soigneusement en place, la nature se chargeant dans la majorité des cas de leur séparation. 11 s’étonne qu’on n’applique pas toujours sur-le-champ un I appareil contentif. Ceux qu’il utilise ne sont fenestrés que dès que la suppuration commence à se montrer, c’est-à-dire le troisième jour, et quand le membre fracturé emprisonne quelque corps étranger dont la présence i expose d’ordinaire, dit-il, à des accidents inflammatoires, il veut que cet apu pareil n'exerce qu'une légère constriction.
Pour les corps étrangers, il propose de les enlever le plus tôt possible. | Sont-ils d’une extraction difficile, il veut qu’on les abandonne, car il a vu un [jj blessé porter impunément une balle pendant trente ans. Il ne méconnaît d pas cependant les accidents suppuratifs auxquels ils peuvent donner lieu quand ils cheminent dans les tissus. Maggi figure les extracteurs utilisés de I son temps, mais il les rejette pour la plupart. 11 les accuse de dilacérer, •1 de confondre les plaies, d’écarter outre mesure leurs orifices et de déter- 1 miner des douleurs. Il leur préfère deux crochets de son invention, l’un ■ simple, l’autre double, les pinces, la spatule et le tire-fond. Ses crochets,
| sorte d’érignes portés sur la balle en glissant dans une gaine, devaient être d’un maniement difficile, incertain et dangereux. Plus heureuse était la I conception de sa pince, « forceps ad modurn forcipis qua calculi a vesica ex- | trahantur ’. »
Après l’extraction de la balle, Maggi pose en précepte qu’on ne doit i pas oublier de la montrer au blessé pour calmer ses craintes et ses doul ! leurs.
A sa connaissance, il est le premier qui se soit occupé de l’extraction |l des grains de poudre lixés dans les tissus. Est-on appelé au moment de ; l’accident, on les enlève en s’aidant d’une aiguille, puis on panse la plaie I avec des digestifs et si, au bout de trois jours, il reste dans les petites excawations quelques parcelles de poudre, on les remplit d’ægypliac ou d’un autre caustique; enfin, pour rendre la cicatrice moins apparente, on irecouvre les plaies d’onguent citrin de nénuphar?
La cicatrisation s’est-elle déjà opérée, emprisonnant les grains de I poudre, on brûle la peau au niveau de chaque grain avec un petit fer en forme d’aiguille ou bien on abrase la cuticule qui les recouvre avec une aiguille lancéolaire et on se sert ensuite des caustiques. On panse enfin à l’ordinaire.
Nous sommes forcé d’arrêter là nos citations, et nous terminerons •en disant (pie Maggi est, sans contredit, le meilleur des auteurs qui, en Italie, ait écrit sur les blessures de guerre au xvi° siècle.
Rota. — Célèbre médecin de Bologne qui professa avec distinction la ^chirurgie à l’Université de cette ville, Rota, quelques années avant sa mort, mous donna un Traité de la nature et du traitement des plaies d'armes à feu
Cet ouvrage étendu que nous nous sommes donné la peine de traduire
liligenter explores, universum os esse ruptum non dignosces, post aliquot tamen dies in i ouris generatione , jam fraction os laxatur ac dissoloitur et per conscensum ut nieclici io.sf.ri dicunt, os universum frangitur quamvis totum à globulo percussum non fuerit.
O. c.. p. 45 verso.) t. O. c., p. 40, verso.
2. Rot.», De tormentonon vulnerum nalura et curalionc liber , bononire, 1555, in-4.