ACCIDENTS INFLAMMATOIRES
Les complications inflammatoires étaient souvent observées autrefois à la suite des blessures par armes à feu. Legouest nous dit que de tous les accidents consécutifs des plaies par armes de guerre, l’inflammation et ses suites étaient les plus fréquents1. La commotion locale, la contusion des tissus, les corps étrangers, les explorations inconsidérées, l’application défectueuse des pansements, l’immobilisation insuffisante des membres blessés, les secousses inséparables des transports, l’encombrement, la débilitation des blessés par les fatigues et les privations, telles étaient, pour les auteurs encore récents, les causes déterminantes ou adjuvantes de ces inflammations auxquelles on rattachait, avec raison, la mort d’un très grandnombre des blessés qui ne succombaient pas aux accidents primitifs. Avec les idées qui, à une époque très rapprochée de nous, avaient cours sur le mode de cicatrisation des plaies d’armes à feu, sur la nécessité do l’élimination de l’eschare, on considérait même l’inflammation et la suppuration bornées à de certaines limites comme un phénomène nécessaire au travail réparateur qui devait combler la blessure2.
L’emploi des pansements antiseptiques a singulièrement atténué la