‹ Traité de chirurgie de guerre (volume 2)Chapitre 70 sur 460 · FRANÇAISE AU XVII R SIÈCLE · texte numérisé non relu

FRANÇAISE AU XVII R SIÈCLE

Nous ne nous arrêterons pas sur la deuxième partie du mémoire de De Lamartinière, sur ses principes généraux sur le traitement des plaies d’armes à feu. Ce serait nous exposer à enlever à notre résumé d’ensemble des pratiques delà chirurgie militaire de l’époque une partie de son intérêt. Nous nous contenterons de signaler ses vues personnelles ou les pratiques connues qu’il sanctionne plus particulièrement de son expérience.

Après les incisions, les dilatations de la plaie, le passage d’un séton d’un de ses orifices à l’autre, il veut qu’on se contente de recouvrir la plaie d’un pansement de charpie sèche recouverte de compresses, rompant ainsi, après Le Dran, avec la méthode des pansements compliqués très en usage alors. Ses appareils à fractures sont très simples. Ce sont « des boëtes, des fanons, ou des faux fanons ». Il est partisan de la conservation dans les fractures par coup de feu avec fracas du fémur, se montrant ainsi plus conservateur que maints de ses collègues de l’Académie et surtout que les chirurgiens militaires du commencement du siècle présent. Et pour bien prouver qu’il connaissait par expérience les moyens d’aider la nature dans ses tendances curatrices, il s’étend avec complaisance sur l’emploi des grandes incisions, commencées et prolongées au delà des limites du fracas et maintenues béantes par l’interposition de charpie jusqu’à l’élimination de toutes les pièces osseuses. C’était une pratique des plus sages et des mieux faites pour permettre d’obtenir le résultat poursuivi.

Persuadé que « le danger des plaies d’armes à feu même des plus graves et des plus compliquées dépend souvent moins du désordre local que de la dépravation consécutive des humeurs », il est partisan de l’administration des remèdes internes (évacuants, quinquina, etc.), surtout à la fin des campagnes, « car la plupart des soldats et même des officiers, surtout à la fin des campagnes, sont, par les fatigues inséparables de leur état, dans une disposition très prochaine à maladie ». L’idée n’était pas nouvelle, le fait était d’observation déjà ancienne, mais il prenait une nouvelle force à être affirmé par de Lamartinière.

Pour terminer, nous rappellerons que le Directeur de l'Academie de chirurgie était partisan des grandes incisions dans les vastes tumeurs sanguines des membres consécutifs aux coups de feu par gros projectiles.

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