B 0 U RIEN N E
(jucs dues à la plume des rédacteurs en chef Dehorne, Boürienne et d’autres, remarques qui les résument, les complètent, eu font ressortir les points saillants ou les comparent à d’autres similaires.
C’est dans cette publication que se trouvent les premiers écrits de ces chirurgiens qui, quelques années plus tard, vont diriger le service chirurgical des grandes armées de la République et de l’Empire : les Lombard, les Thomassin, les Heurteloup, les Dupont, etc. Leurs noms s’allient à ceux des chirurgiens du règne de Louis XV, leurs aînés, dont ils continuent la tradition. Malheureusement cette publication, si utile pour les intérêts techniques de notre corps, qui établissait entre tous les chirurgiens militaires des rapports scientifiques et stimulait leur zèle, cessa de paraître en 1789 après avoir fourni seulement huit volumes. Un avis de Conseil établi près du Ministre de la Guerre jugea préférable d’y substituer des mémoires plus étendus et décida qu’on inscrirait dans ces mémoires: \° Les différents sujets traités dans les séances du Conseil de santé; 2° Les observations adressées au ; Ministre sur les maladies qui régnent dans les hôpitaux; 3° Les topographies médicales;5“ Un extrait du nombre des malades et de la mortalité dans les troupes 1 .
On comptait imprimer tous les ans un ou deux volumes de mémoires, lesquels devaient être encore adressés à tous les officiers de santé des hôpitaux et des régiments, et Dehorne continuait à être chargé de la direction de cette publication; mais cette ordonnance qui suivait de près celle de 1788 par laquelle on supprimait les hôpitaux militaires, ne fut pas exécutée et il nous faudra attendre jusqu’en 1815 pour voir notre journal reparaître, cette fois, il est vrai, avec un nouvel éclat.
Des écrits que renferme le Journal de médecine militaire de 1782, les plus importants au point de vue de la chirurgie de guerre sont ceux de Boürienne et de Cuastenet : aussi commencerons-nous par en parler. Nous signalerons ensuite d’une façon succincte ce que les autres renferment d’intéressant.
BOÜRIENNE
Boürienne, chirurgien-major, puis chirurgien consultant des camps et armées du roi, enfin chirurgien-major général des hôpitaux militaires de la Corse, membre correspondant de l’Académie de chirurgie et de plusieurs autres sociétés savantes, était à la fois un praticien habile, un observateur attentif et sagace. Heurteloup nous dit qu’on le considérait comme le • chirurgien le plus expérimenté des armées, et ce que nous possédons de lui, comparé à ce qu’ont produit les autres chirurgiens de son temps, nous permet de croire que cet éloge était en effet mérité. Et pourtant qui de nous connaît Boürienne? ‘
Son nom revient souvent à la table du Journal de médecine militaire de Dehorne dont il était directeur, et quand on a lu un de ses mémoires dans lesquels la sincérité s’allie à l’originalité des vues, on aime à l'y rechercher.
Boürienne avait l’expérience des guerres du règne de Louis XV, quand il nous fournit ses mémoires sur la conservation dans les traumatismes de