PLAIES DU CUIR CHEVELU
Les plaies des téguments du crâne par les armes piquantes (pointe de sabre, baïonnette) sont très exceptionnelles. Celles qu’on observe sonti j rarement simples, la forme droite de ces armes ne permettant guère, sur' j la surface courbe du crâne, la production d’un long trajet sans lésion1 osseuse.
Les plaies par armes tranchantes sont également peu communes. Sur 7 739 1 blessures du cuir chevelu par armes de guerre, Otis n’a relevé que 282 ! plaies par armes blanches, pour la plupart produites par des armes tranchantes. La direction et l’étendue de ces plaies sont variables. Une arme» tranchante qui frappe le cuir chevelu perpendiculairement à la surface! supérieure du crâne ne peut pas produire une plaie à lambeau ou une ( excision d’une étendue supérieure à 4 ou 5 centimètres sans léser les » os sous-jacents. Celles qui répondent aux parties latérales du crâne comprennent des portions plus considérables des téguments crâniens. Multiples d’ordinaire, elles coexistent le plus souvent avec des plaies) osseuses.
Les projectiles , balles ou éclats d’obus animés d’une très faible vitesse, i en atteignant le péricrâne obliquement, le contusionnent. Nous devons à j Percy un bel exemple de contusion médiate. Sur un officier de dragons, ; le casque, déprimé par la balle, détermina l’attrition du cuir chevelu. Au i bout d’une heure il fut impossible d’enlever ce casque, la dépression du i