BLESSURES DU CUIR CHEVELU
métal ayant pénétré dans la bosse sanguine; il fallut le couper pour l’enlever
Les caractères de ces contusions ne diffèrent pas do ceux des contusions produites par les corps vulnérants ordinaires : poches sanguines de volume ; variable, molles au centre, dures à la périphérie, parfois animées de pulpations quand un vaisseau artériel un peu important a été divisé. Dans Certains cas on observe des épanchements de sérosité. 11 nous semble nutile d’insister sur la confusion faite entre les poches sanguines des concisions simples et celles qui sont symptomatiques des enfoncements du :ràne.
Pour produire des plaies confuses isolées du cuir chevelu, les balles ou es éclats d’obus doivent atteindre la tète très obliquement ou n’ôtre mimés que de faibles vitesses. Cette variété de lésion n’est pas rare. Otis ui assigne une proportion de 72 p. 100 par rapport aux autres blessures du mir chevelu. Elle consiste dans une éraillure, une érosion, un sillon, un iéton. Les sétons un peu étendus ne s’observent guère que sur les parties aiérales.
On admettait autrefois qu'une balle ronde pouvait contourner les os lu crâne, pénétrer en avant la région frontale, par exemple, et ressortir i la partie postérieure de la région occipitale, et cela, sans blesser ni les os îi le cerveau. Ces déviations, si tant est qu’on les ait réellement con- •tatées, seraient impossibles avec les projectiles actuels.
Des éclats de projectiles creux atteignant le cuirchevelu par leurs angles, ie seclionnent parfois nettement, à la façon d’un instrument tranchant H. Larrey). Quand ils le frappent obliquement par leur surface orbe, ils e refoulent, l’étirent et le déchirent après lui avoir fait dépasser les limites le son extensibilité, et produisent des plaies étendues, irrégulières, à lambeaux décollés. C’est par ce mécanisme qu'avait été faite, sur un blessé de Strasbourg dont parle Chenu, une plaie de vingt centimètres de longueur, occupant toute la région temporo-occipitale gauche1 2.
Raser le cuir chevelu, le laver au savon, le désinfecter, nettoyer attenj ivement la plaie des cheveux qui l’irritent ou la souillent, puis la recouvrir . l’un pansement antiseptique occlusif et légèrement compressif, sont les ndications à remplir dans les blessures par les armes piquantes. Dans les • (laies par armes tranchantes, on réunira, de plus, leurs bords avec des joints de suture au crin de Florence ou mieux avec des crins de cheval ntiseptiques. Dans les plaies à lambeaux, il est nécessaire, après avoir oratiqué ces sutures, d’exercer sur le lambeau une certaine compression, oit avec une éponge, de la ouate ou tout autre matériel antiseptique et élastique. La compression et, si le sang tarde à se résorber, l'incision, turont raison des poches sanguines. Un pansement antiseptique iodoformo- Miaté peut suffire pour les plaies confuses produites par les balles non nfectées, lorsqu’on a, bien entendu, assuré les précautions préliminaires lont nous avons parlé, en particulier leur nettoyage atlentil. Larrey les ■ éunissait par la suture. Ce procédé, regardé comme dangereux, ne pourrait plus être considéré que comme inutile aujourd’hui. Nous en dirons