‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 177 sur 340 · Larrey, o. c., t, II, p. loi · texte numérisé non relu

Larrey, o. c., t, II, p. loi

2. Poinsot, art. Sous-clavière du Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiquât t. XXXIII. Voyez également Le Fort, même article du Dictionnaire encyclopédique , t- A 3e série.

PLAIES DE LA RÉGION ANTÉRO -LATÉRALE

1 1 est à peine besoin de faire remarquer que le dernier n'a de valeur qu’auant qu’il est constaté peu de temps après le traumatisme. Les lésions conomitantesdes nerfs du plexus brachial, satellites de l’artère, si fréquentes, ournissent des présomptions en faveur d’une lésion do celte dernière.

Dans les blessures do la sous-clavière, à son origine, on ne peut guère 'adresser qu’à la compression, au tamponnement antiseptique, comme node d’hémostase provisoire et définitif. Employé comme moyen d’hénostase définitif, le tamponnement doit être précédé d’un débridement.

, >our les plaies situées en dehors ou entre les scalènes, la ligature directe erait indiquée. Cette opération, qui compte à son avoir quelques succès,

• st pénible et dangereuse. Quoi qu'il en soit, elle est plus recommandable ue les autres modes de traitement qui, sur 10 cas, n’ont donné que succès douteux (Bergmann). Ce dernier chirurgien, Wolkmann, Beck, nt lié dans la plaie les deux bouts de l’artère blessée, mais Smith et ’üiERSCii n’ont pu arriver à trouver la lésion. Quel que soit donc le mode e traitement utilisé, le pronostic reste des plus sombres, alors même que I } blessé a échappé aux dangers do l'hémorrhagie primitive.

Si après une tentative de ligature directe on échouait, on pratiquerait i î tamponnement antiseptique de la plaie.

Quand on a affaire, à un anévrysme diffus de la sous-clavière, on ne : emplace la compression par la ligature qu’autant que la poche menace de ; ouvrir au dehors.

Les plaies latérales et les perforations de la veine sous-clavière sont aussi raves que celles de l’artère. Otis a relevé 3 cas de blessures de la veine

■ Dus-clavière par des projectiles; 2 des blessés ont succombé. La compresnon antiseptique comme mode d’hémostase provisoire, la même compresi on ou la ligature directe comme mode d'hémostase définitif, sont les traiernents à opposer aux hémorrhagies de ce gros vaisseau.

Robert, Watmann, Letenneur, Wederstrand, ont rapporté des observaons d’anévrysmes artérioso-veineux sous-claviers, consécutifs à des coups

■ 3 feu. L’abstention est de règle dans ces cas (Société de chirurgie, 1863).

Vertébrale. — Fischer a réuni 32 exemples de blessures de l’artère ver- •brale. Dans un quart de ses cas, l’artère avait été blessée par une balle, nit à son entrée dans le canal des apophyses transverses, soit dans ce anal môme, le plus souvent entre l’occiput et l’atlas. Dans les 41 faits de üster, hormis dans quatre, la mort fut la conséquence de l’ouverture de artère, soit par hémorrhagie primitive, soit par hémorrhagie secondaire, ait du fait de la blessure d’organes voisins. Le pronostic est donc des i lus sévères.

Dans la majorité des cas, le diagnostic a été impossible ou incertain, •est ce qui explique que les hémorrhagies de la vertébrale aient été, resque toujours, rattachées à des lésions carotidiennes. Ce diagnostic, au ire des auteurs, devrait être basé sur les signes négatifs des blessures nrotidiennes : persistance du pouls temporal et de l’hémorrhagie après la impression de la carotide. Quand la vertébrale a été ouverte, à sa partie jpéricure, on a cru le plus souvent à une blessure de l’occipitale. Le iagnostic ne peut être établi avec rigueur que de visu.

On a proposé la ligature directe de l’artère dans les blessures de sa ’ artie inférieure, de son point d’origine à son entrée dans le canal osseux

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