CHAPITRE XXVIII
BLESSURES DE LA POITRINE
Les armes blanches et les projectiles qui frappen lia poitrine n’intéessent que la paroi et produisent des plaies non pénétrantes , ou bien raversent cette paroi, déterminent des plaies pénétrantes et atteignent les :>rganes contenus dans la cage thoracique, le poumon, le cœur, les gros j aisseaux, l’œsophage, le canal thoracique. Des contusions superficielles ou .rotondes peuvent résulter de l’action des armes ou des corps contondants.
Les blessures des parois par les projectiles, les plaies non pénétrantes ont .aussi fréquemment observées que les plaies pénétrantes. Sur une tatistique partielle d’Ons, nous voyons les plaies non pénétrantes représentées par le chiffre de 3 970 et les plaies pénétrantes par celui de 3 2031.
Fréquence. — Par rapport aux autres blessures traitées dans les amî| ulances ou les hôpitaux, les plaies de poitrine par armes de guerre figu- B 3nt pour une proportion de 1 sur 15 (Serrier). En Crimée, pendant les ■ipérations du siège, d’après Scrive, 1 blessé sur 12 fut frappé à la poitrine; wiendant les luttes en rase campagne 1 sur 20. Chenu s’arrête au premier îiiïhiffre : 1 sur 12,6. Les Anglais accusent la proportion de 1 sur 10. En iïLalie celle-ci s’éleva à 1 sur 13,8. Dans les grandes luttes américaines elle âf iria de 3,83 à 9,38; le plus souvent elle fut de 1 sur 6,79. Demme s’arrête 1 sur 14,4, Stromeyer (Langensalza) 1 sur 12, Maas (guerre de 1866) ■ sur 11,7, Beck (Tauberbischofsheim) 1 sur 10, Fischer 1 sur 11,5. Ces ti .atistiques ne tiennent pas compte des hommes qui succombent sur le ir.iamp de bataille. Leur nombre s’élèverait au tiers ou à la moitié des tués |!)tis), au tiers (Loeffler) 2.
Blessures non pénétrantes de la poitrine. — Les plaies non pénétrantes omprennent les plaies des parties molles et les lésions des os qui concourent à former la cage thoracique.
Rares sont les plaies non pénétrantes ou pariétales produites par les 'mes blanches. Otis n’en signale que 65 cas sur 20 607 plaies de poitrine,