Legocest, 2° édit., p. 4ül
2. A. Desprès, Bull. tioc. chir ., 12" série, t. XII, p. 221.
la vésicule. Thomson et Gulhrie auxquels on attribue la relation de faits semblables n’ont l'ait, sans doute, que reproduire celui de Paroisse.
Le blessé de Hovele1 avait reçu une balle à quatre pouces de l’ombilic et à un pouce du rebord costal. Par la pression il s’écoulait une certaine quantité de bile par les plaies. Cet homme succomba au bout de cinq semaines. A son autopsie, on trouva un abcès pleuro-pulmonaire. La vésicule adhérait aux parois abdominales; de sa cavité on enleva des débris de vêtement.
Nous dirons à propos du traitement dans quels cas nous croyons la recherche de ces corps étrangers utile, et jusqu’à quel degré l’exploration avec le cathéter métallique doit être poussée. Mais avant de songer à l’exploration directe de la plaie, encore faut-il avoir bien soin de s’assurer que le projectile ne s’est point arrêté dans un point de la paroi plus ou moins symétrique de l’orifice d’entrée. Nombreux sont les faits de halles qui après avoir pénétré le foie par un orifice d’entrée antérieur, ont été extraites
dans la région dorsale.
Epanchement de bile. Péritonite. — La péritonite est une des complications les plus graves des traumatismes du foie. Elle serait la plus fréquente. On la rattache communément à l’épanchement de bile, le plus énergique des irritants abdominaux comme l’appelait Bell. Quand l’épanchement est abondant et surtout continu, la péritonite prend la forme aiguë. Celle-ci se reconnaîtrait à ses symptômes habituels auxquels s’ajouterait, dit-on, de l’ictère.
Les expériences de Sterlin et de Campaignac 2, les faits déjà anciens de survie plus ou moins prolongée malgré des épanchements abondants de bile, les expériences récentes de Ruggi qui résèque des portions étendues de foie à des animaux, laisse la plaie béante dans l’abdomen sans se préoccuper de l’épanchement de bile et qui constate le plus souvent des guérisons, démontrent que cet épanchement n’est pas irrémédiablement mortel, comme on l’admettait autrefois 3. Mais ils ne permettent pas d’affirmer que l’écoulement bilieux continu et abondant, consécutif surtout à une lésion de la vésicule, ne soit pas très grave dans la majorité des cas, et que cet épanchement n’acquière de hautes propriétés nocives quand il est infecté par l’air, des débris de vêtement, par son mélange avec le contenu du tube intestinal. Nous parlerons plus loin du traitement applicable à cette complication.
Abcès. Hépatite. — Les abcès du foie sont provoqués par l’infection de a plaie par l’air ou des corps étrangers. Ils ne sont pas très rares à la suite des plaies par coup de feu. Les statistiques affirment ce fait extraordinaire, paradoxal, qu’on les ait observés plus souvent à la suite des plaies d’armes blanches que des plaies par projectiles. Quand ces abcès ne s’ouvrent pas spontanément ou que le chirurgien ne donne pas issue au pus, ce dernier peut s’épancher dans le péritoine, la cavité pleurale, l’intestin. Leur appa-