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BLESSURES DE LA VÉSICULE ET DES VOIES BILIAIRES

La vésicule peut être contuse, pénétrée, perforée d’outre en outre par un projectile. Les conduits hépatique, cystique, cholédoque, sont échancrés ou -sectionnés.

La gravité de ces lésions est telle qu’on n’en trouve que quelques -exemples dans la science :

Stromeyer nous dit avoir observé une blessure de la vésicule par balle ; son blessé guérit.

Celui de Socin qui présentait la même lésion, était convalescent le quatre-vingttreizième jour.

Otis rapporte deux faits de plaie de la vésicule et une observation curieuse de tolessure du canal hépatique avec survie de quarante-quatre jours (Jones).

A Crcveilhier (Th. de Roustan) nous devons un fait unique de plaie du canal cystique par balle. Le blessé vécut un mois environ.

Morand et Sabatier, Stalpart van der Wiel ont trouvé la vésicule perforée oar une arme blanche.

L'écoulement continu ou intermittent, mais abondant de la bile, la situaion des plaies en rapport avec les points occupés par le vésicule, les -symptômes d’une réaction péritonéale vive et rapide, tels sont les signes dassiques de ces blessures. Le premier de ces symptômes est surtout bien nis en lumière dans l’observation suivante rapportée par Otis. Dans •e cas, l’issue de la bile semble avoir été consécutive à la chute d’une scarre de la vésicule.

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Y... fut blessé à l’assaut de Vicksbourg, le 22 mai 18G3, par une balle qui >énétra le côté droit du corps près du cartilage de la dixième côte, à 3 ou • pouces de l'ombilic et ressortit au niveau de la douzième vertèbre dorsale. Le ! juin, à la suite d’un efTort que le blessé fit pour s’assoir sur son lit, il se fit oudainement un écoulement d’un demi-litre , à peu près, de bile, par la plaie antéieure restée perméable. Depuis ce jour jusqu’au 25 juin, il s’en échappa chaque our une égale quantité, d’une façon lente et constante. Selles décolorées, dégoût les aliments. La bile coulait en plus grande quantité entre trois et six heures du natin.

Marche. Pronostic des blessures du foie. — La marche des plaies du oie varie suivant la nature du traumatisme (plaies par armes blanches, oups de feu), l’apparition ou l’absence de complications.

Sous les pansements antiseptiques, les plaies par armes blanches non ornpliquées doivent guérir sans suppuration.

D’après le lecture des faits anciens, il semblait que les plaies du foie par oup de feu ne pouvaient arriver à guérison qu’après une suppuration plus >u moins prolongée. Vers le cinquième ou le sixième jour, la plaie fournisait une sécrétion assez abondante, variant, comme couleur, du brun au aune vert, c’est-à-dire un mélange de pus et de bile; mais, malgré cette uppuration, l'inflammation hépatique restait localisée aux abords les plus

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