ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT
Des nombreuses attributions du service en campagne, nous n’avons à retenir ici que celles relatives aux premiers soins adonner aux blessés sur le champ de bataille, au triage méthodique de ces blessés, au traitement sur olace des blessés atteints légèrement, au traitement de ceux qui, en raison le la gravité de leur état, ne peuvent être évacués, à l'évacuation rapide . ers l’arrière de tous les autres, à l’initiative à prendre pour la création ou 'extension des établissements hospitaliers de la mère patrie, aux secours à lonner aux blessés pendant les sièges.
Division du service. — Le service de santé en campagne se divise en : Service de lavant , Service de l'arrière. Le premier comprend toutes les ormations sanitaires du corps d’armée sur pied de guerre; le second, les 'ormations sanitaires qui ne font pas partie des corps d’armée mobilisés, .es dernières ne relèvent plus des généraux commandant les corps d’armée, :omme celles du service de l’avant, mais du directeur des étapes, suborlonné lui-même au directeur général des chemins de fer et étapes, et au •,hef d’état-major général L
Le service de l’avant (voy. fig. 363) se dirige en trois échelons : le service régimentaire , les ambulances, les hôpitaux de campagne.
1° Le service régimentaire est destiné à assurer les premiers secours ■n station, en marche, pendant le combat;
2° Les ambulances complètent l’action du service régimentaire, en u marche et en station, elles reçoivent les blessés du champ de bataille et leur onnent les soins nécessaires pour qu’ils puissent être évacués rapidement. Chaque corps d’armée possède quatre ambulances :
Une ambulance de quartier général destinée en principe aux troupes non ivisionnées ;
1. Règlement sur le service de santé en campagne. Paris. Imprimerie Nationale.
SERVICE DE SANTE EN CAMPAGNE
Beux ambulances de division d’infanterie subdivisibles chacune en deux sections (une par brigade) * . .
Une ambulance de brigade de cavalerie.
P : ue division de cavalerie indépendante possédé une ambulance formée de
trois sections correspondant aux trois brigades de la division.
SCHÉMA DU SERVICE DE SANTE EN CAMPAGNE
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3° Les hôpitaux de campagne sont destinés à relever les ambulances dans la soirée ou, au plus tard, dès le lendemain du combat; a continuer les évacuations; à traiter sur place et, jusqu’à leur relèvement, les blesses non évacués; à renforcer éventuellement l’action des ambulances sui champ de bataille. Dans certains cas urgents, un ou plusieurs de ces hop» taux marchent après l’ambulance du quartier général.
Le service de l’arrière conslilue deux groupes :
Le premier est destiné h Y hospitalisation surplace;
Le second à Y évacuation.
1° Le premier comprend : les hôpitaux de campagne temporairement immobilisés dans la zone de l’arrière pour le traitement sur place des blessés intransportables; les hôpitaux ou hospices permanents des territoires occupés , ainsi que les hôpitaux auxiliaires créés par les Sociétés de secours I aux blessés, les sociétés locales ou les particuliers. Ces établissements relèi vent du commandement d’étapes le plus voisin.
2° Le second groupe comprend :
Les hôpitaux d'évacuation placés à chaque tête d’étapes de route, ou [ chaque station tête d’étapes de guerre : les hommes désignés pour être évacués, y sont reçus, triés, classés par catégories et soignés jusqu’au moment de leur mise en route ; les infirmeries de gare et les infirmeries de \ gîtes d’étapes établies sur le parcours des lignes d’évacuation. Celles-ci fournissent la nourriture et les médicaments aux blessés et malades de pasi sage, recueillent, au besoin, ceux qui ne peuvent pas continuer leur route et assurent leur transport dans un hôpital voisin. Ce second groupe compte encore les transports d évacuation (trains d’évacuation sur les voies ferrées, convois d’évacuation sur les voies de terre et d’eau). Enfin, au cours des opérations, des dépôts de convalescents 'peuvent être ouverts le long des lignes de marche et d’évacuation, à proximité d’un hôpital de campagne ou d’évacuation, et les hommes momentanément indisponibles des corps de troupe sont réunis, par les soins du commandement, dans des petits dépôts d éclopés.
Le personnel qui assure l’exécution du service de santé comprend, dans celui de Y avant : des médecins du cadre actif , de la réserve, des médecins auxiliaires , et comme personnel subalterne : des infirmiers, brancardiers, conducteurs; dans celui de Y arrière : des médecins et pharmaciens du cadre actif , de la réserve et de la territoriale , des médecins et pharmaciens auxiliaires ou requis, des officiers d administration de l’active de la réserve et de la territoriale; des infirmiers et conducteurs ; des aumôniers; des délégués, médecins, agents, infirmiers, brancardiers, dans les établissements créés par les sociétés d’assistance aux blessés1.
Le service de santé de l’armée a la direction de ce service, sous l'autorité du commandement. Il est représenté au quartier général des armées par le médecin inspecteur général; dans une armée , par le médecin inspecteur, directeur du service de santé de l’armée; dans un corps d armée, par un médecin principal, directeur du service de santé du corps d’armée;
1. En cas de mobilisation, l'armée française disposerait de plus de 6,000 médecins, dont 1,250 du cadre actif; 1,150 pharmaciens; de plus de 1,900 officiers d’administration, et d’à peu prés 30,000 infirmiers des sections, sans compter les infirmiers et brancardiers régimentaires, ce qui porterait le chilTre du personnel militaire chargé de donner des soins aux blessés à plus de 50,000 hommes. Elle aurait à sa disposition un matériel de campagne d’une valeur de plus de 30 millions de francs, venant s’ajouter à celui des hôpitaux et infirmeries du territoire. Fonctionnement général sur le service de santé de l'armée, par le médecin-major Schneider. Conférence à la Société de secours aux blessés 1892.
9U SERVICE DE SANTE EN CAMPAGNE
dans une division ou place de guerre , par un médecin principal ou major , médecin-chef; à la direction des étapes d’une armée, par un médecin principal, médecin-chef.