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II. — AMBULANCE

L’ambulance est le deuxième échelon du service de l’avant. Elle concourt avec le service régimentaire à l’enlèvement des blessés ; elle leur donne rapidement les secours nécessaires et assure l’évacuation des transportables sur les hôpitaux.

Du temps de Larrey, l’ambulance constituait deux divisions distinctes, 1 une légère, volante, qui suivait le corps d’année, l’autre de réserve qui possédait l’approvisionnement de réserve de la première division et le matériel d’établissement d’hôpitaux temporaires. Actuellement, l’ambulance n est plus représentée que par la première division de Larrey. Appelée à secourir les blessés tout près du champ de bataille, forcée de ne pas rester en place plus de vingt-quatre heures, destinée à assurer les secours aux hommes mis accidentellement hors de service pendant les marches, 1 ambulance ne peut qu’être essentiellement mobile. Elle n’en constitue pas moins 1 un des échelons les plus actifs, peut-être le plus actif du service de santé de Lavant.

Variétés , nombre , personnel , matériel sanitaire. — Le Règlement sur le rîCivice de santé en campagne distingue les ambulances en :

1 Ambulance n° 1 qui comprend l’ambulance de division d’infanterie et de quartier général de corps d’armée ;

cavaleriT’ÎU^anCe ~ Pour P^ace f°rte (défense mobile), ou pour ambulance de

•*’ Ambulance n<> 3 (colonnes opérant en pays de montagne ou en Algérie).

J amt)ulance n° 1 est le type ambulancier. Nous avons dit qu’un corps d’armée

en possédait quatre (deux ambulances n° 1 pour la division d'infanterie, une de quartier général, une de cavalerie.

Le personnel comprend : G médecins, dont 1 médecin chef, médecin-major de lro classe, un médecin-major de 2° classe du cadre actif, 1 pharmacien, 3 officiers d’administration, 1 aumônier, 2 officiers du train, 128 infirmiers, 87 hommes du train.

Comme matériel de transport : 11 voitures de transport dont 4 à quatre roues

Fig. 36G.

Voiture à quatre roues réglementaire.

(fig. 366), 4 à deux roues (fig. 367) et 1 pour le personnel, 2 voitures de vivres, tentes, etc., 4 fourgons d’approvisionnement de réserve, 2 voitures d’administra- . tion, 148 brancards, 70 chevaux, 20 mulets de cacolets et 10 de litières (fig. 368 et 369).

Le matériel technique comprend : 2 voilures de chirurgie.

L'ambulance de quartier général possède en plus 6 voitures de transport.

Aux médecins de l’ambulance peuvent venir se joindre, suivant les prescripi tions du règlement, les médecins disponibles des corps de troupe, désignés parle médecin divisionnaire, lorsque le service de l’ambulance sera trop chargé.

Les voitures des 4 ambulances de corps d’armée renferment 27,180 pansements dont les éléments sont placés dans des paniers (panier de bandes de gaze, panier de compresses de gaze purifiée, antiseptique, d’étoupe et de tourbe en plumasseaux, de colons de diverses sortes, puis panier n° 8 renfermant des objets à pa'n- I sements pour le premier groupe de chirurgiens; panier d'objets à pansements

SERVICE DE SANTE EN CAMPAGNE

n03 9 et 10, pour le deuxième groupe de chirurgiens ; paniers 11 et 12 pour pansements de fractures et appareils pour le troisième groupe1.

Fig. 367.

Voilure d’ambulance à deux roues, transportant deux blessés couchés, et pouvant en transporter quatre

La voiture de chirurgie renferme des boites d’instruments dont l'énumération serait trop longue, de nombreux appareils à fracture : attelles, coussins, gout-

Fig. 368.

Fig. 369.

Cacolet réglementaire pour le transport, à mulet, des blessés assis.

Litière réglementaire pour le transport, à mulet, des Llessés couchés.

tières en fil de 1er, toile métallique, lames de zinc, du plâtre, etc., des appareils de lavage des plaies, etc., etc.; enfin les topiques antiseptiques usuels : iodooi me, acide borique, phonique, sublimé, en quantité suffisante.

. lans 1 approvisionnement des ambulances, les objets destinés aux mêmes besoins, se rouvent réunis dans des paniers. C’est ainsi que le panier n° 1 renferme tout ce lui est nécessaire à la pratique des opérations (instruments, appareils de lavage, subslances antiseptiques); dans le panier n” 2 sont les médicaments; dans le panier n° 3 l ire " T- 1 e1.1 1 es Pansements simples; dans le panier n” 1 les pansements pour frac-

vicie 6 s^s ome simplifie les recherches pendant l’action et le service de réappro*

Fonctionnement de V ambulance. — Le fonctionnement de l’ambulance a été en grande partie spécifié par le Règlement sur le service de santé :

Art. 73. — Les ambulances divisionnaires entrent les premières en action. Lorsque le combat devient imminent, le médecin chef de la division, après avoir : pris les ordres du général commandant, fixe remplacement que devra occuper i l’ambulance divisionnaire. L’ambulance du quartier général entre en action sur l’ordre du général commandant le corps d’armée, ou en cas d’urgence, du méde- ! cin-directeur du corps d’armée.

L’une des sections de celte ambulance peut être employée à renforcer celle des ambulances divisionnaires dont le service est le plus chargé ; la seconde section doit être conservée disponible le plus longtemps possible. Quand il y a lieu de i changer l’emplacement des ambulances ou d’en ordonner le fractionnement, il en n est rendu compte au général commandant la division, qui donne les ordres. A n défaut d’ordre, les médecins-directeurs prennent les mesures nécessaires.

Choix de l'emplacement. — Art. 74. — L’ambulance doit être établie, autant que i possible, à proximité des réserves de la division, de façon à être soustraite aux i oscillations de la lutte. On donne la préférence à des points de facile accès, abri- | tés du feu, abondamment pourvus d’eau, situés à proximité d’une route conduis sant vers l'arrière et se reliant, s’il est possible, aux postes de secours, par des [I chemins praticables.

Les constructions couvertes ne méritent une préférence spéciale, que lorsqu’elles sont parfaitement défilées du feu.

Comme constructions couvertes, ce sont les bâtiments spéciaux tels que r -granges, ateliers, magasins, hangars, châteaux qui réunissent les meilleures

Fig. 370.

Tente d'ambulance dite Tortoise ou de Mose.

conditions d’étendue et d’abri. Les églises viennent en dernière ligne. 'L’emplacement doit être assez vaste pour loger 300 blessés h II n’est pas 'toujours possible de compter sur des locaux couverts, et bien souvent Vambulance s’établira en plein air, dans un pli de terrain en utilisant ou non pour s’abriter, la tente tortoise ou de Mose (fîg. 370) dont la toile- est fuxée à la voiture ou la tente Tollet (fîg. 378, p. 935).

L’emplacement de l’ambulance fixé par le médecin-chef, celui-ci prescrit le transport des blessés entre les postes de secours et l’ambulance [ïomme il sera dit ultérieurement. Pendant ce temps, il faut, autant que possible, préparer divers locaux : 1° pour Y examen des blessés; 2° pour les opérations ; 3° pour les pansements ; 4° pour Y installation des blessés ; 5° pour les services accessoires, cuisine, magasin d’armes, etc.

Le sol des locaux destinés aux blessés est recouvert d’une couche de

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