‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 285 sur 340 · I. Robert, o. c., p · texte numérisé non relu

I. Robert, o. c., p

Il faut, dit de L.vnda, rechercher pour ces ambulances, les lieux abrités, éviter la tlef de jiosition qui doit être disputée, ainsi que la ligne naturelle de retraite de 'armée. La bonne place est sur les cotés de l’échiquier stratégique.

SERVICE DE SANTE EN CAMPAGNE

paille, ou mieux encore garni de paillasses et de matelas placés de manière à laisser des intervalles permettant la circulation et l’exécution des soins à

donner. Le droit de réquisition permet au médecin-chef d’obtenir du inaire des localités les objets nécessaires à l’installation de l’ambulance : paille, literie, tables, moyens de transport. L’abandon des villages voisins du champ de bataille rend, le plus souvent, cette formalité illusoire.

Les tables d’opération et de pansement étant dressées, le matériel de pansement déballé et disposé de façon à pouvoir être utilisé sans perte de temps, lors de l’arrivée des blessés; les médicaments cordiaux, stimulants, calmants, sont apprêtés sans tarder ; de l’eau bouillie, en grande quantité, est préparée pour les solutions antiseptiques et certaines interventions; enfin, dans une cuisine établie rapidement, on prépare du café, du bouillon, des aliments de première nécessité. Ces dispositions sont assurées par les infirmiers d’exploitation ou de visite sous la direction des divers officiers de l’ambulance.

Le médecin-chef fait marquer d'une inscription apparente les divers emplacements réservés à chacune des catégories de blessés : blessés capables de marcher , blessés à transporter , blessés intransportables ou à traiter sur place ; il donne à chaque médecin les ordres relatifs à la mission qui lui est dévolue et tient tout son personnel prêt pour l’action.

Pendant que s’installe l’ambulance, les voitures sont rangées en dehors des chemins afin que le matériel puisse en être extrait sans confusion, On n’utilise que le matériel d’une section afin que l’autre soit prête à sc déplacer au cas où l'ambulance pourrait se fractionner.

Transport des blessés à l'ambulance. — Des groupes de brancardiers, d’infirmiers, de cacolets, de litières, de voitures sont dirigés sous la conduite d’un médecin de l’ambulance (autant que possible), aux postes de secours. Les brancardiers d’ambulance se mettent en rapport avec les postes de secours, y relaient les brancardiers régimentaires ou vont, au besoin, jusqu’à la zone où sont tombés les blessés. Suivant les ordres donnes, ils transportent les blessés soit jusqu’à la station de voitures, soit jusqu à l’ambulance si elle est assez rapprochée. En règle générale, on évite tout transbordement de blessés.

Exécution du service médical. — L’exécution du service médical est précisée par le Règlement (art. 77 et 78).

be médecin chef répartit les médecins.en trois groupes, chargés :

Plan général et schématique de la place de pansement de l'ambulance (d'après Robbiit).

s. v .. salle de visite; l. e., lit d’examen ; b. o., blessés à opérer; s. o., salle d'opération; t. table d’instruments et de matériel de pansement; t. o., table d’opérations ; s.p.. salle de pansement; L. lit de pansement; t., table pour appareils et pièces de pansement; b. b., blessés à évacuer sur le corps; b. t., blessés transportables; b. i., blessés intransportables; ni., magasin; c., cuisine.

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