I. LÉSIONS DES DIAPHYSES PAR LES ARMES BLANCHES
Les plaies des diaphyses par les armes piquantes et tranchantes étaient déjà rares à l’époque où les armes blanches étaient souvent utilisées à la guerre. Aujourd’hui elles sont tout exceptionnelles.
Ravaton a rapporté un des exemples les plus remarquables de plaie diaphysaire par arme piquante. Il s’agissait d’un grenadier qui reçut un coup d’épée à la partie moyenne et externe de la cuisse droite. L’extrémité de l’épée brisée s’implanta dans le corps du fémur, un abcès se forma, Ravaton l’ouvrit et fit l’extraction de ce corps étranger qui avait plus d’un demi-pouce de longueur1.
Alors même qu’elles sont dirigées exactement dans l’axe de l'os et qu’elles sont mues par une force considérable, les armes piquantes se dévient le plus souvent au contact des diaphyses sans les pénétrer. Les atteignent-elles près de leurs bords ou de leur circonférence, elles les rainent, produisent un sillon au fond duquel on reconnaît la trace de leur pointe et déterminent la formation de quelques petits éclats, comme nous l’avons constaté dans quelques expériences. Quand elles les pénètrent plus ou moins près de leur axe, elles ne font qu’une petite perforation peu profonde, ou au contraire traversent la totalité de l’épaisseur de l’une ou des deux parois opposées. La perforation se complique de fissures ou d’éclats plus ou moins étendus sur l’une ou les deux parois osseuses.
Les armes Iranchanles, suivant la force d’impulsion dont elles sont ani-
L La Chirurgie d’arrruîe , o. c., p. 520.