‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 301 sur 340 · PERTES DES · texte numérisé non relu

PERTES DES

ARM ÉES

EN CAMPAGNE

La proportion relative des tués a considérablement varié dans les diverses campagnes. Dans les luttes du commencement du siècle, le nombre des soldats morts sur le champ de bataille est beaucoup plus élevé par rapport à celui des blessés que dans les combats de la seconde moitié du siècle. A la bataille de la Moskowa, pour ne prendre que ces exemples, on compte, chez les Français, 8 p. 100 de morts, 12 p. 100 chez les Russes; à Bautzen, 6 à 7 p. 100; à Leipzig, 9 p. 100 : 1/6 de l'effectif. A la bataille de Mockern, une des plus sanglantes de la campagne de 1814, le corps d’York perd le 1/4 de son effectif,

Au contraire, pendant la campagne d’Italie, de 1859, on ne relève que 1, 2 de morts ; 2, 21 p. 100 à Magenta, 1, 3 à 1, 46 p. 100 à Solférino; à Borny, 0,4 p. 100 (Français), 1,9p. 100 (Allemands); à Rezonville- Gravelotte, 1,8 p. 100 (Français), 2,17 p. 100 (Allemands) ; à Saint-Privat, 0, 9 p. 100 (Français), 1, 64 p. 100 (Allemands). Les raisons de cette proportion atténuée sont celles qui influent sur le chiffre total des pertes.

La proportion des tués aux blessés est généralement de 1 à 3 ou de 1 à 4. Longmore se basant sur l’analyse de 100 combats, trouve une proportion de 1/4 de tués1. Mais cette donnée comporte des exceptions. La guerre de 1877-78, entre autres, a offert une somme de tués très rapprochée de celle des blessés.

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