‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 302 sur 340 · PROPORTION · texte numérisé non relu

PROPORTION

1er 'assaut de Plewna . . .

oc

Batailles de Chipka ....

Gorny-Dubniak

2e passage des Balkans. . .

Arménie, 2-4 octobre

Ces proportions supérieures à celles des batailles les plus sanglantes des campagnes modernes, sont le résultat du caractère spécial de cette guerre, dans laquelle les Russes étaient forcés d’attaquer des ennemis retranchés, munis de fusils à répétition et d’approvisionnements en cartouches considérables, et de subir le feu à courte distance.

Les chiffres de mortalité que nous venons de fournir sont ceux de mortalité immédiate. Ceux de mortalité consécutive qu’il faut joindre au premiers pour obtenir la somme totale des pertes, ont varié dans des proportions plus grandes encore : de 29 p. 100, en Crimée (Français), de 10p. 10® (Anglais), ils atteignent 17 p.100 en Italie, 21 p.100 au Mexique, 8, 4 p. 100 (1870-71, Allemands).

Dans certaines statistiques, cette mortalité est presque égale à la moitié de la mortalité immédiate. Pendant la guerre de 1870-71, à côté de 15 p. 100 de tués figurent 8,9 p. 100 de morts ultérieures. Pendant la guerre de 1866, la proportion des tués fut de 16,5 p. 100 et celle des blessés qui succombèrent consécutivement, de 13 p. 100. Lors de la guerre russo-turque, les pertes immédiates et ultérieures furent sensiblement égales : 10 p. 100.

R Longmore, Gunshol injuries. London, 1877, p. 591.

STATISTIQUES

Cette mortalité s’abaissera sans nul doute, et d’une façon probablement •onsidérable, avec les progrès réalisés dans la technique des pansements, me connaissance plus complète de la chirurgie de guerre, les modilicaions apportées dans les traumatismes par le plus petit calibre des balles, e tir à longue distance, les soins mieux entendus dont on entoure aujourl’hui les blessés, les évacuations à distance et, d’une façon générale, grâce iux perfectionnements du fonctionnement du service de santé. Tel traumalisme qui, autrefois, entraînait presque inévitablement la mort, se termine lujourd’hui par la guérison.

A peine est-il besoin de faire appel aux statistiques pour reconnaître [ue la plus grande part dans la mortalité consécutive, comme dans la îortalité immédiate, appartient aux blessures de la tête, du tronc et de abdomen.

Le rapport officiel allemand faisant la moyenne des guerres de 1866 et '870, donne pour les blessures de la tête une léthalité de 44, 9 p. 100, our celles du cou, de 2, 6 p. 100, de la poitrine et du dos, de 38, 2 p, 100, e Y abdomen, de 11,5 p. 100, des membres supérieurs, de 0, 6 et de 2,6 . 100 pour les membres inférieurs.

La léthalité consécutive commence déjà à s’affirmer d’une -façon frapante, dès les premières vingt-quatre heures, surtout pour les blessés de . tête et du tronc et vers la fin des premières vingt-quatre heures, dans les uarante-huit premières heures, pour les traumatisés de l’abdomen. Le bleau suivant, emprunté à Loeffler (guerre de Danemark, 1864), peut rnner une idée de l’étendue des pertes que font subir sur-le-champ et ins les quarante-huit heures, les blesssures des organes centraux :

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