‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 80 sur 340 · Tome Ier, p · texte numérisé non relu

Tome Ier, p

BLESSURES DU BRAS

La blessure do la brachiale donne lieu des hémorrhagies redoutables,

: mais celle complication ne saurait aujourd’hui, comme du temps de Larrey, j; autoriser une amputation. On n’en est plus, en effet, à compter les cas de Ligatures de l’humérale pratiquées avec succès pour des blessures de ce i vaisseau. La lésion simultanée de son nerf satellite, du nerf médian, s’ob- | ;erve souvent. Elle ne saurait modifier la conduite du chirurgien.

L’ouverture de l'humérale profonde est suivie d’hémorrhagies qui, pour >tre moins graves que celles fournies par le tronc principal, n’en sont pas moins fort sérieuses (Champenois). La position de la plaie et l’état du nerf i \adial serviraient à assurer le diagnostic de ces blessures qui réclament la -ature directe des deux bouts comme celles de la brachiale. Pour rechercher cette artère, on ferait une incision dans la direction du bord ijoostérieur du Y deltoïdien à o ou 6 millimètres en arrière de ce bord, :onime pour la découverte de son nerf satellite; plus bas, on trouverait ;e vaisseau entre le long supinateur et le brachial antérieur.

Les blessures des nerfs du bras se reconnaissent aux signes ordinaires les lésions nerveuses et ne réclament aucun traitement spécial.

Nous n’avons à insister ici, ni sur le pronostic, ni sur le traitement des ilaies des parties molles du bras (pansement antiseptique, immobilisation •elative du membre, etc.), ni sur leurs conséquences possibles (paralysies, étractions tendineuses).

Lésions osseuses. — Section de l'humérus par les armes tranchantes. — Sans nous arrêter longuement sur cette variété rare de lésion, nous ::royons cependant devoir signaler à son sujet quelques particularités lignes d'intérêt.

La Peyronie, Schmucker, Ravaton, Percy, D. Larrey, Macleod, Stevenson, ntre autres auteurs, ont cité des exemples de section plus ou moins ;omplète du bras par les armes tranchantes. Les sections incomplètes du •ras sont les seules qui méritent d’arrêter l’attention du chirurgien, car es sections complètes qu’on a observées représentent en somme de vériables amputations. Les observations suivantes de Ravaton1, de Percy2 et ! le Stevenson résument l’histoire des sections incomplètes :

Le sergent, dont parle Ravaton, avait reçu un coup de sabre à la partie supôieure du bras, en dêdolant. La plus grande partie du muscle deltoïde avait été divisée et l’humérus coupé en bec de flûte vers la partie moyenne. Une hémorrhagie intymdante s'était produite, que Ravaton, pensant à une blessure de l'humérale, s'apprêtait à achever V amputation, quand, ayant porté le doigt dans cette grande plaie, et enV les battements de cette artère, il ne persista pas dans son premier dessein. 'os était éclaté, Ravaton dut en séparer trois esquilles. Cela fait, les fragments urent coaptés, les parties molles suturées, le membre placé dans une gouttière de fer-blanc étendue de l’aisselle h la main, mollement contenu, et, malgré quelques accidents suppuratifs, le blessé guérit, mais en conservant les articulations du oude et de la main un peu enraidies, le bras et l’avant-bras un peu amaigris.

Le blessé de Percy avait, à l’affaire d’Arlon, reçu sur le bras droit, alors levé et •rèt à frapper son adversaire, un si terrible coup de sabre que le bras fut coupé 1 lans toute son épaisseur, moins une bande de téguments sous laquelle lieureuernent l’artère et les nerfs étaient conservés. Si le membre ne tomba pas, nous

t- Ravaton, o. c\, p. CIO.

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