Percy in Laurent, o. c., p
BLESSURES DES MEMBRES SUPERIEURS
dit Percy, c’est qu’il fut soutenu par ce qui restait de la manche de l’habit, de la veste et de la chemise, l’une et l’autre boulonnés au poignet. La fracture fut réduite et les fragments coaptés; mais la plus grande difficulté qui se présenta dans le traitement fut l 'hiatus circulaire qui s’établit après la coaptation des deux moitiés de l’humérus, entre les portions musculaires rétractées en sens contraire. 11 dura plusieurs semaines, mais céda à des pressions de bas en haut et de haut en bas. « L’os, la peau, les chairs se cicatrisèrent solidement, le membre resta longtemps faible et engourdi, l’avant-bras et la main ne reprirent pas leur grosseur ordinaire, les deux derniers doigts furent paralysés. »
Le cas cité d’après Stevenson par Bal I ingall , est plus remarquable encore que les précédents, parce que la brachiale avait été divisée en même temps que l’humérus. Un jet de sang, si tort qu’il avait été lancé à plusieurs pieds, et l’absence de pouls radial ne pouvaient laisser le moindre doute sur la lésion artérielle. On arrêta j> sur-le-champ l’écoulement sanguin à l’aide d’un turban enroulé autour du bras. Le [ chirurgien remplaça bientôt le turban par un tourniquet, réunit la blessure et immobilisa le membre à l’aide d’une attelle. Le vingt-sixième jour la plaie était ç cicatrisée h
Ces observations montrent que la lésion osseuse est tantôt nette, tantôt! esquilleuse, que l’hémorrhagie à laquelle donne lieu la blessure concomi-u tante de l'humérale profonde, presque sûrement divisée avec son nerf satellite quand le coup de sabre a été porté de dehors en dedans, est très sérieuse, qu’elle peut faire croire à l’ouverture de la brachiale; que la conservation est de règ'le dans les sections non compliquées de la blessure simultanée de l’humérale et qu’on pourrait même se croire autorisé, d’après l’observation de Stevenson, à étendre les indications de ce mode de traitement au cas où ce vaisseau a été sectionné. Quant au traitement, il comporterait aujourd’hui : la suture antiseptique à anse des masses musculaires pour éviter l’hiatus signalé par Percy et obtenir une cicatrisation linéaire des muscles, la suture si importante du radial et des autres nerfs, peut-être celle des fragments osseux, enfin une contention parfaite, mais sans pression exagérée.
Sans parler de la pseudarthrose possible, la perte partielle ou totale des mouvements du coude surtout quand la section a porté sur le tiers inférieur du bras, l’atrophie des muscles brachiaux, la paralysie des extenseurs des doigts quand la suture du radial n’a pas été faite (Ravaton. Percy) ou qu’elle n’a pas réussi, sont les conséquences de ce traumatisme, en somme peu sévère aujourd’hui quant au pronostic vital.
Les sections incomplètes ou complètes par les éclats de gros projectiles ne doivent pas nous arrêter.
Fractures non compliquées de plaies. — Le choc d’éclats un peu volumineux de projectiles creux peut parfois produire sur l’humérus des fractures simples. Ravaton, Paillard, Stromeyer, Champenois, Saurel, Otis en ont cité des exemples. Nous nous contenterons de signaler cette variété de fracture, qui ne prête matière à aucune considération spéciale.
Lésions osseuses produites par les balles. Contusions. — Si nous nous en rapportons aux résultats de nos expériences cadavériques, les contusions de l’humérus produites par les balles sont fréquentes. Le silence des auteurs à leur sujet tient à ce que cliniquement elles passent d’ordinaire