LUXATION DES DENTS
Par suite d’un coup ou d’une chute, une ou plusieurs dents peuvent se trouver complètement délogées de leurs alvéoles, ceux-ci subissant tantôt une lésion considérable, tantôt n’ayant que peu ou point à souffrir. Mais la violence qui n’arracbe pas une dent peut causer la mort de la pulpe, accident contre lequel il importe toujours de se mettre en garde à la suite d’un coup (voy. Nécrose des dents), ou se contenter quelquefois d’ébranler l’organe qui, après un certain temps de repos, se reconsolidera parfaitement.
Parfois, sous l’action de grandes violences, comme par exemple dans les accidents de machines, on voit des portions alvéolaires considérables se détacher avec les dents ; on cite encore des cas où les racines des dents de devant ont été poussées dans le plancher des fosses nasales. Je lis dans une observation qu’une canine que l’on supposait sortie de la bouche avait en réalité pénétré dans le sinus maxillaire, où elle révéla sa présence par la production d’un empyème de cette cavité au bout de quelques semaines.
Aux points de vue pratique, la luxation des dents peut se diviser en : Luxation partielle ou simple ébranlement des dents; luxation complète ou éloignement absolu de ces organes de leurs alvéoles, et luxation compltcjuce de lésions des bords alvéolaires
C’est aujourd’hui un fait bien établi, non-seulement qu’une dent qui a été fortement ébranlée dans son alvéole peut, si on la laisse en repos, se reconsolider; mais encore que les dents complètement enlevées, si on a soin de les replacer, fût-ce au bout de plusieurs heures, peuvent se fixer, s’attacher solidement et servir pendant bien des années. Lin de mes malades étant tombé sur une roue dentée SC luxa complètement une incisive centrale de la mâchoire supérieure. Au bout d’une demi-heure il replaça la dent dans son alvéole; cet organe, d’après le dire du malade, se consolida peu ?i peu et demeura ainsi plus de douze ans; à l’expiration de ce temps, la dent s’ébranla, devint gênante et fut extraite. Au moment de