HERNIE INGUINALE
des parties de'placc'es avec le sac iierniairc , ou le testicule si la hernie est congénitale ;
B. Lorsqu’il est impossible que le bandage ait une action certaine , régulière , efficace , et que l’opération , diminuant le volume de la hernie , peut .faciliter l’application du bandage , par exemple chez les personnes grasses et chez celles qui sont trèsmaigres , parce que chez elles le bandage se dérange constamment ;
G. Lorsque le bandage nepeutêlre supporté niavant ni après l’opération, par exemple chez les personnes affectées de claudication , ou lorsque le testicule s’est arrêté dans l’aine ;
D. Schueger ( 1 ) pose encore celte question : Dans les hernies crurales cette opération ne seraitelle pas indiquée? car , dans ces hernies, dit-il , le bandage, se déplaçant souvent, est d’une bien faible utilité ; car , dans l’étranglement de cette hernie , la gangrène s’empare rapidement des parties déplacées ; car , après l’opération , ces hernies ont moins de tendance à se reproduire que les hernies inguinales ; et l’expérience prouve que , après l’opération de la hernie crurale , on a rarement observé de récidive , même lorsqu’on n’avait employé aucun bandage.
1073; Dans ces cas l’opération doit être faite de la même manière que dans les hernies étranglées ; seulement, lorsque la réduction est faite , on cherche à déterminer l’inflammation du sac , soit par de la charpie qu’on y introduit , soit à l’aide de scarifications, etc. ; puis, à l’aide d’une compression permanente , on sollicite l’adhérence de ses parois. Les dangers attachés à cette opération et l’incertitude de ses résultats, prouvés par un grand nombre d’insuccès , doivent empêcher de pratiquer cette opération toutes les fois qu’elle n’aura pas pour but de lever un obstacle à l’application d’un bandage.
Consultez :
Rau , Riss. de novâ hernias inguinales curandi meihodo akiurgiâ. Eerol., 1813.
Pfefferkorn , Diss. de herniis mobilibus radicitùs curandis. Lands., 1819.
Récit , De curâ herniarum per ligaturam radicali tractatiunculâ. Wtirzb. , 1819.
Hesse/bach, Die Lehrevon den Eingeweidebriichen, vol. II, page 214.
*■ On trouve dans ce dernier ouvrage toutes les opinions qui ont été émises sur la cure radicale des hernies.
D’après Ravin (2) la cure radicale d’une hernie ne peut être obtenue que par l’oblitération du sac et de l’ouverture aponévrotique. Ce résultat ne peut être obtenu que par la supination conlinuée jusqu’à ce que toutes les parties se soient contractées , et aient repris leurs dimensions normales. Sur l’ouverture on doit appliquer un appareil compressif souvent humecté d’une solution d’alun.
Le procédé de Langenbeck (3) est analogue à celui de Ravin : c’est une pelote conique que l’on applique fortement sur l’anneau à l’aide d’un bandage élastique. Au bout de six
(1) Chirurgische Versuche, part. I, page 160.
(2) Essai sur la théorie des hernies et de leur cure radicale. Paris, 1822.
(3) Abhandl von den Leisten-und Schenkelbrüchen , page 121.
semaines de séjour au lit sur le dos, la pelotte a déterminé une ulcérai ion superficielle, que l’on panso avec du cérat saturnin tout en continuant quelque temps encore l’emploi du bandage , que l’on serre un peu moins.
Beaumont (1) a proposé une pelote composée de substances astringentes unies à l’ammoniaque.