Anévrysmes des artères brachiale , radiale et cubitale
1320. Les anévrysmes de l’artère brachiale et de ses branches sont presque toujours le résultat d’une solution de continuité, et surviennent le plus souvent au pli du coude à la suiie de la blessure de 1 artère par la lancette. C’est à ces différentes circonstances qu’il faut sans doute attribuer le succès que 1 on a si souvent obtenu par la compression de ces anévrysmes.
1321. Lorsque l’anévrysme a son siège sur le tronc de la brachiale , au pli du coude , sur l’artère cubitale , radiale ou inter-osseuse dans la même région , il suffit de lier le tronc de la brachiale (2) :
(1) Journal de Graefe et ireuther , vol. X!V, page. 98.
(®) Suarpa, Ouvrage cité, page 99.
riais, si la tumeur se trouve au milien de l’avantbras ou vers la main , il est indispensable de placer la ligature tout près du sac anévrysmal , parce que les nombreuses anastomoses des artères de la main ramèneraient toujours dans le sac autant de sang après l’opération qu’avant fl).
Les larges anastomoses qui existent entre les artères du bras doivent toujours faire appliquer la ligature tout près de l’anévrysme , parce que, si on néglige cette précaution , on voit, dans beaucoup de cas, le sang revenir dans le sac, accroître son développement , et déterminer sa perforation (§ 1284). Lorsque, dans une lésion de l’artère au milieu du bras, le sac anévyrsmal remonte très-haut, on doit préférer l’ouverture du sae a la méthode de limiter.
1322. Dans les anévrysmes de la face dorsale on de la face palmaire de la main la ligature de l’une ou de l’autre des artères de l'avant-bras ne suffit pas pour empêcher le sang d'arriver dans la tumeur, et de faire augmenter son volume : cola lient à la nature des anastomoses qui existent dans la main entre les artères radiale et cubitale. Lorsque , dans ces cas, la compression ne suffit pas pour amener la guérison, il faut ouvrir le sac, et lier, l’artère au-dessous et au-dessous ; et , dans les cas où cela ne serait pas possible ; il faudrait lier le tronc brachial , ouvrir le sac, et exercer la compression afin d’arrêter l’hémorrhagie.
1323. On peut lier l’artère brachiale dans tous les points de son trajet, depuis l’aisselle jusqu’au coude. Nous décrirons la ligature de ce vaisseau : 1° à l’extrémité de l’artère axillaire, à l’endroit où elle passe au-dessous du bord inférieur du grand pectoral; 2° au milieu du bras ; 3° enfin au pli du coude.
1324. Si on veut lier l’artère brachiale dans le creux de l’aisselle , on fait écarter le bras du tronc , et on suit avec les doigts le bords interne du biceps jusque dans ie creux axillaire afin de bien s’assurer du trajet de ce muscle et de la position de l’artère. On fait alors, au bord interne du biceps, une incision de deux pouces, qui commence au niveau de la partie moyenne du col de l’humérus, La peau étant ainsi divisée , on incise l’aponévrose avec précaution, ou mieux encore on la soulève avec une pince , et on la coupe avec le bistouri tenu à plat ; puis on glisse au-dessous une sonde cannelée , sur laquelle on la divise. Les lèvres de la plaie étant écartées avec des crochets mousses, on aperçoit le bord interne du coraco-bracliial et du biceps ; près de ce dernier, le nerf médian, derrière lequel se trouve l’artère. On porte avec soin le nerf en dedans, et on isole l’artère , qui alors se trouve entre lui et le bord interne des muscles que nous venons d indiquer. L’aiguille à ligature est ensuite passée autour de l’artère, en ayant soin de laisser de côté le nerf cutané interne.
Houx, Nouveaux Elémens de médecine opératoire, T. I, part. II, page 759.
Hodgson , Traduct. de Breschet , T. U, page 147.
Watlher , Ouvrage cité page 58.
(T) Hodgson, T. If, page 147.