B. MAIN ARTIFICIELLE
2306. Déjà nous trouvons dans Pline (2) un exemple du rétablissement d'une main par une main en fer. La main artificielle de Berlichingen est connue, et son mécanisme a été décrit par ?,îecheln (3), qui en a donné un dessin. Paré (4) a représenté des mains artificielles composées de fer et de cuir bouilli. Wilson (5) en a fait exécuter aussi en cuir bouilli. Baillif (6) a donné la description d’une machine dont le mécanisme est plu'? simple que celui de Berlichingen, et à l’ÿide duquel on peut, sans le secours de l’autre main , exécuter des mouvemens volontaires de flexion et d’extension, saisir des objets très petits, et même tenir une plume et écrire. La flexion des doigts se fait à l’aide de ressorts, et l’extension à l’aide de cordes à boyaux mises en mouvemens par les efforts de flexion et d’extension des muscles de l’avant-bras. — Tour que de semblables machines
(1) Bulletins de l’Académie de médecine, T. il, 1838, pag. 652.
(2) ilistoria naturalis, lib. VU. pag. 29.
(3) Die ciserne Hand des Bitlcrs Goelz, V. Derlichinyer. .
Berlin, 1815. f
(4) oeuvres complètes, pag. 580.
(5) Bell, Traduit par Bosquillon, T. VI. pag. 308.
(6) Graefe. l.oc. cil., pag. 156 — 164, plancli. IV, flg.l, 2.
Geissler . Beschrelbung künstichter Haende. Leips.,
puissent être appliquées il faut que le moignon de l’avant-bras ait une longueur suffisante.