BRAS ARTIFICIEL
sansêtre dur, sor lequel le moignon vient prendre un léger point d’appui.]
[2305. 2° Celui de Martin (1), composé d’une carcasse formée de deux longues tiges ou attelles en acier, l’externe plus longue que l'interne. Ces attelles sont brisées et articulées à charnière au niveau du genou, .réunies supérieurement par une gaine en cuir de même forme que la cuisse , et terminées inférieurement par un pied en bois articulé avec elles. Deux courroies servent à serrer convenablement la gaine supérieure sur la cuisse ; tandis que le moignon est embrassé au niveau de la partie tibiale de l’appareil par une guêtre de coutil lacée, et que le pied peut lui-même être chaussé à volonté. Un ressort de batterie de fusil fixé sur la portion crurale de l’attelle externe donne attache par son extrémité à la portion tibiale de cette même attelle , et est destiné à communiquer à celle-ci l’action du ressort. Cette chaîne et la fusée sur laquelle elle vient se terminer sont tellement disposées l’une par rapport à l’autre que, dans l’extension du membre artificiel, l’action du ressort est transmise perpendiculairement au levier de la jambe, et qu’elle est tout entière employée efficacement, tandis que, aussitôt que la lîexion commence, la transmission devenant de plus en plus oblique, la puissance est de moins en moins efficacement employée à mouvoir le levier.]