‹ Traité de chirurgie [electronic resource]Chapitre 391 sur 444 · ocler, Chirurgischo Beobaclit.ungen, vol. I, pae · texte numérisé non relu

ocler, Chirurgischo Beobaclit.ungen, vol. I, pae

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2385. On désigne sons le nom de cautérisation l’applicalion d’un caustique ou dil feu sur une partie quelconque du corps. Les caustiques ( cauleria potentialia ) dont on se sert le plus souvent sont : le nitrate d’argent, la potasse, la poudre de Frère Côme, le sublimé, elle beurre d’antimoine. On les emploie à l’état sec ou sous forme pulvérulente , raclés à un peu de liquide de manière à en former une pâte, ou bien enfin sous forme liquide, ainsi que nous l’avons indiqué au § 59 et en plusieurs autres endroits. Le feu s’applique soit avec un fer incandescent ( cauterium acluale ), soit avec des substances combustibles que l’on fait brûler à la surface du corps ( moxa ).

2386. Le but de la cautérisation est très-variable : 1° la destruction d’une partie ; 2° la modification, la régularisation des fonctions d'un organe, soit en y accélérant la circulation , soit en y augmentant l’absorption, soit en opérant la résolution de certaines tumeurs ; 3° le développement d'une infiammalion ; 4° l’appel, vers la surface du corps, d’un état morbide situé profondément; 5° l’élimination de substances délétères introduites dans l’économie ; 6° la suspension d’une hémorrhagie, surtout de celles qui ont lieu dans les organes parenchymateux. — D'après cela on voit que la cautérisation peut être employée dans un grand nombre de maladies, par exemple dans les excroissances fongueuses, dans le cancer, dans les cas de tissu érectile, dans les abcès froids, dans les affections rhumatismales et goutteuses' développées profondément, dans certaines maladies articulaires, dans les paralysies et autres affections nerveuses, dans les suppurations profondes, etc.

2387. Sous le rapport de la diversité d’action du cautère potentiel et du cautère actuel, nous ferons remarquer que le premier détermine toujours la destruction de la partie sur laquelle on 1 applique, qu il a moins d’influence sur les parties voisine » , et qu il n est vraiment efficace que par la suppuration qu’il détermine. Aussi, lorsque l’on n a pas pour but de détruire un organe, on ne doit

l’employer que dans les cas où on veut établir une dérivation longtemps continuée. — Le feu au contraire agit plus profondément sur les parties voisines ; il détermine une réaction plus vive, augmente la vitalité des parties, amène un afflux plus considérable d#e sang, excite des contractions violentes des muscles, et peut être employé non-seulement dans les cas où on veut détruire une partie ou y former une eschare, mais encore, dans beaucoup d’autres cas, comme moyen curatif, puissant, d'autant plus que la suppuration qui s’établit à la chute de l’eschare persiste encore pendant, longtemps.

2388. Le fer chaud peut être appliqué à différens degrés: on peut le tenir supendu au-dessus de ia partie à une distance de cinq Ou six pouces, et le rapprocher graduellement suivantles besoins, ou bien l’appliquer brusquement et le retirer rapidement, ou bien enfin l’appliquer et le laisser pendant un certain temps en contact. Suivant la manière dont on l’applique, l’action du fer chaud est différente. Appliqué suivant la dernière méthode que nous venons d’indiquer , il affecte et ébranle profondément l’économie. Les fers que l’on fait rougir pour appliquer sur le corps Sont de formes très-variées; les plus en usage sont les suivans, dont la largeur est proportionnée à ia partie que l’on veut cautériser: 1° conique; 2° plat et rond ; 3° prismatique. On se sert principalement des coniques lorsque l’on veut agir sur un espace étroit et déterminé, comme, parexemple, sur un vaisseau qui fournit du sang; des ronds, dans les cas où on veut agir plus profondément et établir un exutoire permanent; des prismatiques, lorsque l’on veut cautériser superficiellement une partie. Lorsque l’on veut cautériser dans une cavité sans que les parties voisines soient exposées à l’action du fer rouge, on se sert d’une canule que l’on inet en place, et dans la cavité de laquelle on dirige le cautère ; ou bien encore on se sert d’un trocart rougi au feu, que l’on conduit à l’aide de sa canule.

23a9. Lorsque l’on applique le cautère actuel, il faut, avant tout , veiller à ce que le malade soit solidement fixé, et que la partie que l’on veut cautériser soit bien sèche, et parfaitement rasée si elle est pourvue de poils. Le cautère doit être chauffé à blanc. Lorsque l’on a pour but de détruire une partie, d’arrêter une hémorrhagie , ou d’établir un cautère, le fer doit rester appliqué pendant un certain lemps , et avec un certain degré de pression. Si le fer se refroidit avant que le but qu’on se propose soit atteint, on en applique un second. Lorsque , sur une partie , on veut faire des traînées de l’eu, il faut avoir soin qu'elles ne parlent pas d’un même point, qu’elles ne s’entrecroisent point , et qu’elles soient distantes les unes des autres d’un pouce etdem^ à deux pouces. On dessine préalablement le trajet qu’elles doivent suivre, -et, sur les lignes tracées, on. promène le cautère actuel prismatique on en, rondache , en exerçant une certaine pression ; car, sans elle, le cautère dévierait très-facilement de la direction

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