‹ Traité de chirurgie [electronic resource]Chapitre 81 sur 444 · II. Fractures de l’os de la pommette · texte numérisé non relu

II. Fractures de l’os de la pommette

551. La fracture de l’os zygomatique est rare , et le plus souvent compliquée d’écrasement et de lésion des parties molles. Cet os, à cause de sa forme , se brise plus facilement lorsqu’une force extérieure agit perpendiculairement sur lui. Il peut être écrasé, ou ses bords fracturés peuvent être portés en dedans. Comme la force nécessaire pour le fracturer doit toujours être considérable , le cerveau peut en ressentir les effets. La déchirure des parties molles peut donner lieu à une vive inflammation et à des accidens nerveux.

552. Dans ces fractures le diagnostic est toujours facile lorsque le gonflement n’est pas considérable. S’il n’y a point dedéplacement, il n’y a rien à faire si ce n’est combattre l’inflammation. Le malade doit maintenir la mâchoire en repos, ne point parler, et ne prendre que des alimens liquides , on doit même appliquer une mentonnière. Lorsqu’il y a déplacement, il faut chercher à faire la réduction en introduisant l’indicateur dans la bouche. Dans les cas seulement où les fragmens, étant enfoncés dans le muscle temporal , empêcheraient la mastication et la déglutition, et où l’on ne pourrait pas en faire la réduction à l’aide des doigts introduits dans la bouche, il serait peut-être convenable de faire une incision aux parties molles , de pénétrer jusqu’à l’os , et de faire la réduction avec un élévatoire.

553. Si l 'apophyse alvéolaire a été brisée , les dents sont ordinairement ébranlées, quelquefois même complètement arrachées. Dans ces cas on doit remettre en place les dents et les fragmens d’os qui

(1) Lehrbucb , etc. , pag. 578.

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