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I. Fractures des os du nez

548. Les fractures des os du nez sont fréquentes à cause de la saillie de cet organe, et du peu de

(1) Ueber das Wiederabbreclien feblerhal gelieilter Knochen, etc. Tübing., 1827.

(2) Magasin de Rust, vol. XXYU, pag. 306.

(3) ReinllOld, Journal de Hufeland, 1826, cab. V.

(4 ) Riecke, dans l’ouvrage (VOesterlen, pag. 138.

(5) Journal de Hufeland, 1816, oct.

(6) Les fractures du crâne ont été décrites à l’article Plaies de la tète, page 133.

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parties molles qui le recouvrent. Elles sont toujours produites par une force extérieure qui agit immédiatement sur ces os ; aussi les voit-on toujours compliquées de contusions , et souvent de plaies. La fracture peut être simple , verticale ou transversale. Dans ces cas il y a rarement déplacement ; aussi le diagnostic est difficile et même impossible , surtout lorsqu’il existe déjà du gonflement. Mais , s’il arrive que les os du nez soient fracturés en plusieurs endroits, et que les fragmens soient enfoncés en dedans , il y a une déformation trèsgrande, et le diagnostic est facile. Les fractures des os du nez peuvent être compliquées d’hémorrhagie grave et des signes de la compression ou de la commotion du cerveau. Ces derniers sont déterminés par la cause de la fracture, dont l’action s’est propagée jusqu’au cerveau , et non par l’enfoncement de la cloison des fosses nasales et de la lame criblée de l’ethmoïde. Lorsque les fragmens déplacés ne sont point convenablement redressés, il en résulte toujours une difformité très-grande. — Dans les fractures compliquées il survient facilement de la suppuration et l’exfolialion des os. L’affection cérébrale concomitante peut déterminer la mort.

Il n’est pas très-rare , dans ces fractures , de rencontrer, au niveau du foyer, une tumeur emphysémateuse due à de l’air qui, des fosses nasales, s'est épanché dans le tissu cellulaire. Cette tumeur prend quelquefois un volume considérable , envahit les paupières, le front, etc. Cette complication est en général de fort peu d’importance : lorsque la tumeur devient volumineuse , on peut y faire une ponction; si elle n’est pas très-considérable, elle se résorbe, ou, si elle persiste , et que l’air s’y renouvelle, comme j’en ai vu un exemple, une légère compression , qu’on exercera dès que l’état de la fracture le permettra , suffira pour le faire disparaître.

{Note du traducteur.)

549. Dans les fractures simples des os du nez sans déplacement des fragmens le traitement consiste simplement dans l’emploi d’antiphlogistiques locaux et généraux dans le but de prévenir l’inflammation et le gonflement des parties, ou de les dissiper lorsque déjà ils se sont déclarés. Mais, lorsqu’il y a enfoncement des fragmens , on doit chercher à les relever à l’aide d’une sonde de femme ou d’une pince à polypes courbe et enveloppée de linge. Un de ces instrumens étant introduit dans les fosses nasales , on s’en sert comme d’un levier, en ayant soin de porter l’indicateur de la main gauche sur le lieu même de la fracture afin d’empêcher que les fragmens ne soient trop fortement portés en dehors. Les fragmens ainsi relevés ont peu de tendance à se déplacer de nouveau : aussi , dans la majeure partie des cas , est-il superflu et même nuisible de chercher à les maintenir en place à l’aide de bourdonnets ou de sondes élastiques placés à demeure dans les fosses nasales, car ces corps étrangers augmentent toujours l’inflammation. Il ne faut avoir recours à ces moyens que dans les cas où le déplacement se reproduit. On tâche de dimi-

nuer l’inflammation par des applications résolutives, mais on doit toujours éviter qu’elles ne compriment le dos du nez.

D’après ces principes il est évident que toute espèce d’appareil est inutile et même nuisible. On ne conçoit point de quelle importance peut être le fourneau de carton ou de papier mâché dont parle Dzondi (1), et qui , selon lui , doit remplacer toute espèce d’appareil.

550. Lorsqu’une inflammation très-vive accompagnée de tuméfaction s’est déjà déclarée , on doit la faire tomber par un traitement convenable avant do procéder à la réduction des fragmens. Cependant les tentatives ne doivent pas être trop longtemps retardées, car la réduction pourrait devenir impossible, et il en résulterait une difformité incurable. L’hémorrhagie peut être tellement considérable qu’elle rende nécessaire l’emploi d’un tampon introduit à l’aide de la sonde de Belloc. Lorsqu’il y a complication d’une affection cérébrale, cette dernière doit être traitée comme si elle était seule.

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