‹ Traité de chirurgie [electronic resource] (volume 2)Chapitre 122 sur 223 · ADHÉRENCES GASTRIQUES · texte numérisé non relu

ADHÉRENCES GASTRIQUES

I Dans ces dernières années, on a publié une série de cas d'interventions opé- Iraloires pour adhérences gastriques.

I Ces adhérences, dues à la propagation d'un processus inflammatoire parti Id'un ulcère, sont d'un diagnostic extrêmement difficile. Par les douleurs qu'elles ■causent et par les troubles qu'elles apportent aux fonctions motrices de l'esto- Imac, elles rendent la vie insupportable et amènent à leur suite un amaigrissement notable.

- Au point de vue chirurgical, il faut, comme le signale Mikulicz, en distinguer deux variétés : les adhérences localisées, les adhérences étendues.

I (') Jaworski, Wiener med. Presse, 1897, p. 1601.

I (-) Francis S. Watson, Boston med. and sur:/. Journal, 2 avril 1898. I (■"') Tuffier, Bull, et mém. de la Soc. de chir., 1897.

[H HARTMANN

MALADIES CHIRURGICALES DE L'ESTOMAC

Les adhérences localisées de l'estomac soit à la paroi abdominale, soit au foie, soit au côlon, soit à l'anneau d'une minuscule hernie ombilicale, se manifestent par des phénomènes gaslralgiques avec douleur principalement accusée à l'épi* gastre et s'exagérant sous l'influence du mouvement (Landerer) (').

Les troubles apportés aux fonctions motrices de l'estomac, l'inanition qui résulte de ces troubles et des douleurs éprouvées par les malades en même temps que la constatation, dans quelques cas, d'une tumeur, font songer à un cancer, comme chez une malade que nous avons observée à l'hôpital Bichat. La simple résection du cordon fibreux adhérent, pratiquée par notre maître Terrier, a suffi pour faire cesser tous les troubles et amener la guérison (2).

Des opérations analogues de Landerer, de Hahn, de Robson, de Bardeleben, de Lauenstein, de Riedel, de Mikulicz, etc., montrent tout ce qu'on peut espérer de ces interventions absolument bénignes (3).

Il n'en est pas de même des adhérences étendues à de larges surfaces, adhérences qui constituent de véritables tumeurs et gênent la mobilité de l'organe. II n'est pas rare de les voir entraînera leur suite une gastrectasie. On pourrait, en présence de celle-ci, songer à l'établissement d'une gastro-enléro-anastomose. C'est ce qu'a fait, Tan dernier, dans un cas, M. Terrier chez une malade que nous avons pu suivre. Le résultat a été à peu près nul.

La libération des adhérences est, d'autre part, à peu près impossible.

L'opération est cependant indiquée, car les malades qui sont affligés de ces adhérences étendues tombent dans un état pitoyable. Elle doit consister dans la résection partielle de l'estomac. Des succès obtenus par Brenner, par Billroth, par Mikulicz (4), par Hofmeister (5), par Tricomi (°), en procédant de cette manière, montrent qu'il y a là quelque chose à tenter. Il faut bien savoir cependant qu'il s'agit alors d'interventions sérieuses et que le malade court des risques opératoires très réels.

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