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CHAPITRE 11 TUMEURS RARES DES PAROIS ABDOMINALES

En dehors des kystes sébacés, des tumeurs érectiles, dès épithéliomas et des gommes, qui n'empruntent à la région aucun caractère spécial, on n'a signalé comme tumeurs de la paroi abdominale qu'un petit nombre de faits insuffisants pour tracer une histoire.

Ce sont des lipomes sous-péritonéaux, des kystes hyda tiques et des kystes séreux encore mal connus.

1° Lipomes sous-péritonéaux. — Broca père nous a laissé l'observation d'un lipome de 15 kilogrammes développé dans le mésocôlon iliaque; une observation analogue rapportée par le docteur Caudy d'Agde est moins précise.

2° Kystes hydatiques du tissu cellulaire sous-péritonéal. — On a observé des kystes hydatiques dans le tissu cellulaire sous-péritonéal comme dans toutes les autres régions; ils sont particulièrement fréquents à la région ombilicale, et ils ont fait l'objet d'une étude intéressante du docteur Moutet (de Montpellier). Nous signalerons surtout la lenteur extrême de leur évolution, trente-cinq ans (Courly), dix-sept ans (Moutet), et leur tendance à la guérison spontanée. Nous ne conseillons pas de l'attendre, et il n'est pas douteux que les malades se trouvent bien d'une bonne intervention chirurgicale.

TUMEURS DE L'OMBILIC

Au dernier Congrès français de chirurgie, noire collègue Tuffîer a communiqué un travail très intéressant sur les kyste* hydatiques de la région rétrovésicçde (*). Ces kystes ne sont pas rares; déjà le processeur Charcot les avait étudiés en 1852 (*); ils oui fait l'objet de la thèse de Legrand (■"•) en 1889; Tuffîer en a relevé 74 observations, d'après lesquelles il lui a été facile de montrer que ces kystes ne se développent pas dans la paroi vésicale comme Legrand a cherché à le montrer, mais bien dans le tissu cellulaire sous-péritonéal qui est en arrière de la vessie, dans l'aponévrose prostalo-périlonéale entre les vésicules séminales. Sa tendance naturelle est de cheminer en avant, décollant le péritoine qui tapisse la face postérieure de la vessie, décollant même quelques-unes des fibres musculaires de cet organe pour arriver dans la région hypogastrique, indiquant ainsi au chirurgien la voie qu'il doit suivre. L'observation rapportée par M. Tuffîer est à cet égard très démonstrative.

5° Kystes séreux sous-péritonéaux. — Ces kystes ont été niés par Grisolle et Bernutz; Chassaignac et Cruveilhier en ont rapporté deux exemples qui ne paraissent pas douteux. Leur histoire est encore bien incomplète.

On trouvera dans le travail du professeur Gross, de Nancy (7e Congrès français de chirurgie), une intéressante observation de tératome dû sans doute à une inclusion abdominale. Cette tumeur se composait principalement de tissu musculaire lisse el de tissu musculaire strié avec «les kystes à structure complexe, assez voisine de la structure de certaines glandes el épithéliums du tube digestif.

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