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TUMEURS RARES DES PAROIS ABDOMINALES

et qu'on évite, à l'aide de sutures et de drainage, les cavités où les liquides scptiques peuvent être retenus.

Pour faire une bonne extirpation, il importe :

1° De savoir qu'il faut serrer de très près la tumeur pour éviter de se perdre dans les feuillets celluleux qui l'enveloppent;

2° D'être armé pour combattre l'hémorragie veineuse considérable qui résulte de la blessure des grosses veines qui rampent à la surface des tumeurs volumineuses ;

5° Il faut surtout bien connaître toutes les difficultés que présentent les adhérences secondaires de la tumeur avec le péritoine.

Pour ce qui est de ces adhérences, les uns ont conseillé de réséquer largement le péritoine (Billroth, Esmarch, Sklifossouski, Sanger), les autres demandent qu'on fasse le décollement aussi loin que possible.

Avec M. Labbé, nous nous rangeons à cette dernière opinion, nous conseillons de pousser le décollement aussi loin que possible et de n'en venir à la résection péritonéale que lorsqu'on ne pourra pas faire autrement.

La question du traitement de ces pertes de substance périlonéales et musculaires n'a plus tout l'intérêt qu'elle avait il y a cinq ans. La rétention des liquides n'est plus autant à craindre et, grâce à la suture par étages, il sera presque toujours possible de fermer et de suturer une paroi dont on aura ménagé toutes les parties susceptibles de servir à cette restauration.

Ces sutures auront encore un autre avantage, elles s'opposeront à une évenl rat ion ultérieure.

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