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III. Vaisseaux de la pie-mère extérieure et intérieure

Tous ces vaisseaux n'ont pas une égale importance, au point de vue de la

(') Tillaux, Anatomie médico-chirurgicale.

(2) Duplav, Traité de pathologie et Leçons à la Faculté.

(3) P. Yogt, Deutsche Zeit. fur Chir., Bd. II, S. 165. (*) Wiesmann, Deutsrlxe Zeit. fur Chir., 1884, 1885.

(») Formad, Pathol. Soc. of Philad., 25 mars 1886. Basé sur l'analyse de 143 eas. • (6) Roberts, Etendue du champ de la chirurgie du cerveau. Annals of Surg., 1885, vol. H, p. I. 110, 214.

(') Jacobson, On midi meningeal hemorrhage. Guy's hosp. Reports, 1886, t. XIV, 1X17.

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[GÉRARD- MARCHANT

question qui nous occupe, et si l'on fait le relevé des 35 observations sur lesquelles est basé le travail que j'ai publié, on voit que seize fois, l'hémorragie était due à la rupture d'un sinus ; trente fois, à la rupture des vaisseaux méningés moyens; une fois, aux veines du diploé; dans huit cas, l'épanchement prenait sa source dans les vaisseaux de la pie-mère.

Chipault a réuni 117 cas, et a trouvé comme origine vaseulaire de l'épanchement, 5 fois les vaisseaux de la paroi crânienne (diploé, carotide interne, jugulaire interne) 50 fois un des sinus veineux en contact avec la paroi osseuse, 72 fois les artères des veines méningées, 14 fois les vaisseaux sous-arachnoïdiens.

Les hématomes consécutifs aux ruptures de l'artère méningée moyenne sont donc les plus fréquents.

Les sinus les plus souvent piqués, perforés ou déchirés, sont les trois sinus que nous avons appelés les sinus découverts ou accessibles : le sinus longitudinal supérieur, les sinics latéraux et le pressoir d'Hérophile, le sinus caverneux.

L'épanchement sanguin consécutif est le plus souvent extra-dur e-mérien. Dans Jes lésions du sinus longitudinal supérieur, il peut occuper les deux versants, c'est l'épanchement en dos d'âne, que visait Sanson, lorsqu'il disait, que « l'épanchement se divise en deux parties, qu'il faut successivement évacuer ».

Des recherches anatomiques et pathologiques que nous avons faites sur Y artère méningée moyenne et ses branches, on est autorisé à conclure que ce vaisseau peut être rompu dans deux points différents :

1° Au niveau de son tronc, dans le trou petit rond et le canal osseux de 1 à 2 centimètres, qui le continue ;

2° Au niveau de ses branches émergentes {antérieure, moyenne, postérieure), dans les dépressions si nombreuses de la feuille de figuier.

De là deux variétés d'épanchement : la déchirure du tronc, dans les fractures avec écartement, irradiées de la voûte à la base, s'accompagne d'une plaie de la dure-mère, intimement adhérente en ce point au rocher : d'où un épanchement situé en dedans de la dure-mère, en dehors de l'arachnoïde (intra-dure-mérien).

Dans la piqûre des troncs émergents, ou leur rupture, l'hémorragie est extradur e-mérienne, et occupe une zone constante, dont nous avons étudié, anatomiquement et expérimentalement, les limites, et à laquelle convient le nom de

ZONE DÉCOLLABLE.

Si la dure-mère a été non seulement décollée, mais perforée par une esquille, l'épanchement peut être à la fois intra et extr a-dur e-mèrien (à double poché).

Des épanehements intra-crâniens dus à la rupture de la méningée moyenne peuvent aussi se produire en dehors de toute fracture ou fêlure du crâne. Ruth (Journal of theMed. Amer. Assoc., 1892) pensait que c'est seulement chez l'enfant que cette pathogénie peut être admise. Il n'est plus possible, après les 7 observations de Jacobson (loc. cit.), les 4 cas de Hahn (Ein Beitrage zur chirurg. des gerrivus Deutsch med. Wochensch. Leipzig v. Berl., 1896, XXII 209-249), celle toute récente d'Utchinson Junior (Méd. mod. Paris, janvier 1896) de nier que chez l'adulte la méningée moyenne puisse être rompue, en dehors de toute fracture, fêlure, ou fissure.

Les vaisseaux de la pie-mère peuvent être rompus dans les plaies contuses, dans la contusion cérébrale directe et indirecte (dont le mécanisme a été déjà longuement étudié), et donner lieu à une série d'épanchements pie-mériens, corticaux, interstitiels et ventriculaires.

Ces considérations nous ont amené à proposer une classification naturelle,

DES ÉPANCHEMENTS SANGUINS INTRA-CRANIENS

des épanchements sanguins intra-crâniens, d'origine traumatique : elle comprend la variété d'épanchements, sa source, son siège, son volume et sa forme :

CLASSIFICATION1 DES ÉPANCHEMENTS SANGUINS INTRA-CRANIENS D'ORIGINE TRAUMATIQUE

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