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ENTRE

l'explosion

DE LA FOLIE ET l'aCCIDENI

Paralysie

Épilepsie.

Folie.

générale.

Démence.

Total

10 à '20 ans

(1) Schlàger, Zeitschrift der Gesellschaft der Wiener Aerzte, VIII, p. 454.

(2) Skae, Annales médico-psychologiques, 1857, X, p. 508. (Duraesnil.)

(3) Lasègue, Thèse d'agrég., 1855. — Azam, Arch. de méd., février, mars, avril 1881. — Vallon, De la paralysie générale et du traumatisme dans leurs rapports réciproques. Paris, '1 88'2. — Vibert, Études médico-légales sur les blessures produites }>ar les accidents de chemins de fer, 1888. — Dubuisson, De la folie traumatique. (Congrès de Rouen, pour l'avancement des sciences, août 1890.)

traité de chirurgie, 2e édit. — III. 51

[GÈRARD-MARCHANT ]

Pour Christian, il n'existe pas de folie traumatique, c'est-à-dire une forme particulière de folie, avec des caractères spéciaux, reconnaissables : le traumatisme n'agit qu'en lésant plus ou moins gravement le cerveau dont il fait l'organe minoris resistentiœ, quand il n'existait aucune prédisposition antérieure, ou tout, au contraire, il met en jeu les prédispositions latentes. Et c'est ainsi qu'on peut voir survenir l'une ou l'autre des maladies mentales : manie, délire des persécutions, folie circulaire ou démence, épilepsie, paralysie générale, non pas indifféremment, mais suivant la nature et le mode d'action des autres causes qui sont intervenues.

Un éminent aliéniste, Blanche, a bien voulu, sur ma demande, formuler son opinion, sur ce point dans la note suivante :

« Les traumatismes crâniens ou crânio-cérébraux sont notés parmi les causes physiques de l'aliénation mentale, de même que les émotions profondes, joie ou chagrin, sont classées parmi les causes morales.

« Je pense que traumatismes et émotions ne sont que des causes occasionnelles, déterminantes. Combien de gens reçoivent de graves blessures à la tête, ou éprouvent de grandes douleurs, qui ne perdent pas la raison ! Il est donc logique d'en conclure que ces causes ne suffisent pas pour produire la folie, et qu'elles ne font que développer un germe resté jusque-là à l'état latent, et donner à une prédisposition héréditaire l'occasion de se manifester. Cette doctrine me semble applicable à toutes les formes de la folie, comme d'ailleurs à toutes les maladies.

« La syphilis est-elle seule responsable de la paralysie générale, dite syphilitique? S'il en était ainsi, cette forme de paralysie générale devrait être infiniment plus fréquente qu'elle ne l'est, car elle est relativement assez rare, tandis que les cas de syphilis sont extrêmement nombreux.

« Et les rhumes négligés? Leur attribue-l-on assez de phtisies pulmonaires? La vérité est que chez les tuberculeux, un rhume développe les tubercules, et détermine la phtisie.

« De même pour les refroidissements. Placez trois individus dans des conditions objectives, extérieures, absolument identiques : l'un n'éprouvera aucun malaise ; le second aura un rhume ; le troisième une pneumonie ou une pleurésie.

« Voilà une même cause matérielle produisant trois effets différents.

« Comment expliquer cette différence d'action, sinon par la différence des conditions subjectives de chaque individu? »

Le pronostic est toujours grave, tous les auteurs sont d'accord sur ce point.

Traitement. — Nous verrons combien l'épilepsie traumatique bénéficie de la trépanation ; il y a peut-être aussi des cas de folie traumatique qui deviendront justiciables de cette opération, et cet espoir est d'autant plus fondé, qu'il est partagé par un aliéniste de grand talent, Christian : même quand l'affection cérébrale a terminé son évolution, et a abouti à la folie, quelle qu'en soit d'ailleurs la forme symptomatique, même alors, je crois qu'il y a lieu d'examiner, et de peser mûrement les chances d'une opération; si minimes qu'elles puissent être, j'estime que Von peut, et même que l'on doit y revenir (loc. cit., -46) (').

(') Cale, Two successful opérations for traumalic insanily. Mississ. val. med. Assoc, septembre 1890. — Semelaigne, Sur la chirurgie cérébrale dans les aliénations mentales. Annales mëdUco-yfsychologïqiues, mai 1805. — Vallon, Traumatisme cérébral et dypsomanie. Soc. de méd. légale, 18 févr. 1896.

ÉPILEPSIE TRAUMATIQUE

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