NÉOPLASMES PERFORANTS DES OS DU CRANE
ceptibles de se développer à la superficie, dons l'épaisseur ou au-dessous de la paroi crânienne el d'amener plus ou moins rapidement l'érosion du squelette ». Sans doute, les travaux de Lassus, Chelius, Sandifort, Siébold, Walther, ont infirmé les conclusions du fameux mémoire de Louis, sur l'origine uniquement dure-mérienne, des tumeurs végétant à
Fig. 215. Fso. 216.
Fig. 213. — Sarcome de la dure-mère inséré sur le bord tranchant de la grande aile du sphénoïde gauche. Fig. 2Hi. — Cancer de la dure-mère. — A, B, tumeurs développées entre les couches externes de la duremère et la surface interne de l'occipital. — C, altération correspondante de l'os.
avoir leur point de départ dans les enveloppes extérieures du crâne, dans les us, dans les méninges, voire même dans l'encéphale, mais exceptionnellement. La térébration osseuse peut se taire de dehors en dedans, ou de dedans en dehors, suivant le point de départ extérieur ou intérieur du néoplasme. La plupart de ces tumeurs sont des cancers, dans le sens clinique du mot (').
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(4) Un cas de kyste hydatique de la voûte observé par Fitz Patrick (de Melbourne), ayant pour point de départ la dure-mère, faisait une saillie molle, pulsalile sous les téguments du crâne.
Les kystes hydatiques peuvent apparaître au dehors, soit par les orifices naturels du crâne, soit par les perforations artificielles.
{GÈRARD-MARCHANT ]
TUMEURS CRANIO-CÉRÉBRALES.
Pour Rindfleisch ce sont des carcinomes, pour Volkmann et Heinecke des sarcomes. Virchow en fait des sarcomes (g Homes ou psammomes). « Le plus souvent solitaires, ces tumeurs sont quelquefois multiples et occupent de préférence la voûte du crâne. Elles peuvent acquérir un volume considérable : on les a vues quelquefois, après avoir perforé les os, s'étaler à l'extérieur sous forme d'un énorme champignon recouvrant une grande partie de la voûte du crâne. Cependant, avant qu'elles aient atteint un 'grand volume, il est quelquefois possible de les réduire et de les faire repasser par l'ouverture à travers laquelle elles sont sorties.
Les os correspondant à la tumeur subissent une absorption lente et finissent par se perforer; ils présentent alors une ouverture plus ou moins arrondie, offrant quelquefois à son contour des inégalités, mais sans trace de nécrose ou de carie » (Duplay).
Étiologie. — Le fongus de la dure-mère, que nous prendrons pour type de la description, à l'exemple de Duplay, « peut se montrer à tous les âges. On l'a observé chez un enfant de 2 ans 1/2; cependant, il se développe, le plus généralement, entre 50 et 50 ans. Le sexe masculin y semble plus prédisposé. Quant aux causes immédiates, elles demeurent totalement inconnues, et il me paraît inutile de mentionner cette étiologie banale qu'on ne manque pas d'invoquer en pareil cas » (Duplay).
Symptomatologie . — « On peut diviser la symptomatologie du fongus de la dure-mère en deux périodes ('), suivant que la tumeur est encore contenue dans l'intérieur du crâne, ou qu'elle fait saillie en dehors.
« Lorsque le fongus est encore renfermé dans la cavité crânienne, on n'observe que des troubles fonctionnels variables. Le malade se plaint d'une douleur plus ou moins vive, rémittente, offrant quelquefois la forme névralgique, fixe ou mobile, en sorte que la localisation de cette douleur est loin d'indiquer toujours le siège de la lésion. Il peut s'ajouter à ces symptômes des troubles cérébraux plus ou moins graves, tels que vertiges, étourdissements, syncopes, vomissements, paralysie du sentiment et du mouvement, surdité, amaurose, etc., etc.
« Avant que la perforation osseuse soit complète, il est quelquefois possible de constater en un point du crâne un amincissement, qui se traduit par la dépression de l'os, lequel cède sous le doigt en donnant une impression parcheminée.
« Lorsque l'os est perforé, le fongus soulève la peau, sous forme d'une tumeur arrondie ou bosselée, élastique, d'abord assez dure, puis plus tard se ramollissant par places, agitée de battements isochrones à ceux du pouls, plus rarement à ceux de la respiration. La tumeur peu ou point mobile dans le sens latéral, est quelquefois réductible en tout ou en partie, et l'on peut sentir alors la perforation osseuse. Tantôt cette réduction s'opère sans accidents, tantôt elle détermine des troubles cérébraux, tels que : engourdissements, syncopes, convulsions, qui disparaissent aussitôt que cesse la compression.
« Parvenue à cette période, la tumeur continue son évolution au dehors du crâne et devient bientôt irréductible. Les battements jjeu vent même cesser de
(') Délagenière divise l'évolution de ces tumeurs en trois périodes {période intra-cranienne, période d'amincissement des os- du erdne (sensation de parchemin froissé) et période extracranienne).