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LUXATION DES CARTILAGES SEMI-LUNAIRES

externe et l'attribua à une altération pathologique de la jointure. Après lui Bromfield raconta qu'il avait vu une claudication passagère à la suite «le la luxation probablement traumatique d'un des fîbro-cartilages articulaires <ln genou. Plus lard encore l'attention fut particulièrement fixée sur la possibilité de ce déplacement survenant sans lésions articulaires préalables par Hey, qui en donnait deux observations. L'une était celle d'un homme qui, en se retournant dans son lit, s'était trouvé subitement dans l'impossibilité d'étendre la jambe. L'autre avail trait à une jeune fille qui présenta les mêmes symptômes à la suite d'un effort t'ait en se baissant pour saisir un enfant. Hey soupçonnait quelque dérangement des ligaments croisés ou un déplacement du fémur sur les cartilages semi-lunaires.

A. Cooper adopta cette dernière hypothèse, qui fut reproduite par Malgaigne, Dequevauviller, Marjolin, Londe, Rognetta, Bonnet ('). Chacun de ces chirurgiens donnait en même temps des observations nouvelles apportant leur appui à l'opinion de Hey.

dépendant, malgré une autopsie de Reid démontrant la réalité de la luxation du cartilage semi-lunaire interne, malgré les expériences de Bonnet, la luxation des cartilages semi-lunaires ne fut pas définitivement admise. Panas (-), en 1872. déclarait que la similitude des symptômes de celle lésion hypothétique et des corps étrangers articulaires devait imposer la plus grande réserve cl ne pas laisser accepter à la légère une luxation qui était loin d'être démontrée. Aussi, en IX7D, lorsque Lannelongue et Le Fort apportèrent à la Société de chirurgie des observations nouvelles, elles ne Turent pas acceptées par tout le inonde comme appartenant manifestement à une luxai ion des cartilages.

Depuis quelques années seulement, la pratique de l'arthrotomie a permis de constater directement la luxation des cartilages semi-lunaires et d'établir définit ivement la réalité de leur déplacement. A celle dernière période appartiennent les observations de Annandale, Croit, Davies-Colley, Scoft-Lang. etc.

Anatomie pathologique et mécanisme. Les dissections oui été faites sur des cadavres trouvés par hasard dans les amphithéâtres ; c'était de pièces anciennes qu'il s'agissait par conséquent . Reid(3) trouva le cartilage semi-lunaire externe, en partie détaché du tibia, déchiré à sa partie antérieure cl déplacé en dedans et en arrière.

Fergusson vil l'un des cartilages semi-lunaires séparé du tibia dans toute son étendue sauf au niveau de ses insertions antérieures et postérieures, si bien «pie, pendant les mouvements du genou, il oscillait entre les surfaces articulaires. Sur une autre pièce appartenant à Marsh, un lambeau était détaché de la circonférence du cartilage semi-lunaire interne; pendant les mouvements ce lambeau se retournait, s'interposait aux surfaces articulaires et en provoquait l'immobilisai ion.

Les arthrotomies faites dans ces derniers temps ont permis de constater des lésions analogues. Nous pouvons les résumer de la manière suivante :

I" Le cartilage semi-lunaire interne est celui qui se déplace le plus souvent : 27 fois sur 40 (Bruns), 52 fois sur 71 (Moures) ;

2° Le déplacement s'accompagne d'un arrachement des insertions antérieures

(') Malgaigne, /."<■<> citalo, \>. 969.

(2) Art. Giixoc ilu Dict. de méd. et de dur. prat.

(r>) Malgaigne, Loco citato, p. 970.

TRAITÉ DE CHIRURGIE, t cdit. — III

CH NÉLATON

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