ARTHROPATHIES DANS LES AFFECTIONS DES NERFS PÉRIPHÉRIQUES
Les altérations des nerfs périphériques, traumatiques ou non, ne semblent pas é(re communément suivies de désordres articulaires. On s'en lient toujours pour les traumatismes à l'observation d'Hamilton, aux 5 observations de Weir Mitchell et à celles de Parades et de Blum.
Les lésions ont eu spécialement pour siège les articulations des doigts ; elles ne se sont manifestées, du reste, que dans la sphère du nerf lésé : au bout de quelques jours on a vu survenir des douleurs extrêmement vives et un œdème inflammatoire autour des jointures; le gonflement douloureux a persisté pendant quelques semaines ou quelques mois, puis a laissé à sa suite des raideurs articulaires allant jusqu'à l'ankylose, des déformations et parfois même de véritables subluxations. Si l'on consulte les observations, on voit qu'il s'est agi dans tous les cas de plaies nerveuses incomplètes (2) et spécialement de piqûres et surtout de plaies par armes à feu, c'est-à-dire, en somme, de traumatismes essentiellement aptes à produire la névrite; c'est vraisemblablement en vertu du même processus que, dans le cas de Packard ("), une tumeur du sciatique avait déterminé des arthropathies du genou et du pied.
On peut rapprocher des faits précédents ceux où l'altération des nerfs périphériques a été suivie d'ostéite, de périoslite et de nécrose (*).